"Call for the Dead", de John Le Carré.
Ce n’est un secret pour personne, j’ai un faible pour les fictions d’espionnage. Probablement parce que j’ai grandi pendant la guerre froide, en regardant des séries comme “Le Prisonnier”, “Mission: Impossible”, “The Avengers”, “The Men from U.N.C.L.E” ou encore “Sloane, agent spécial”.
Parmi les grands auteurs de la littérature d’espionnage, John Le Carré fait figure de monstre sacré, de référence ultime, et bizarrement, je ne l’avais encore jamais lu. Ayant vu récemment un film tiré de son oeuvre, l’excellent “L’espion qui venait du froid” avec Richard Burton et Claire Bloom, je me suis promis de lire certains de ses romans, et j’ai commencé par celui-ci, trouvé en v.o. chez Waterstones (le titre français est “L’appel du mort”). De quoi ça parle?
Le personnage principal est George Smiley, un agent petit et rondouillard qui travaille pour les services secrets de sa majesté. Il a été chargé d’un contrôle de routine d’un fonctionnaire travaillant pour les affaires étrangères, Samuel Fennan, qui avait des fréquentations communistes dans sa jeunesse étudiante.
Peu de temps après, il apprend le suicide de Fennan, et s’en étonne, dans la mesure où le contrôle s’était bien passé et qu’il l’avait jugé bon pour le service. Plus curieux encore, la veuve de Fennan, Elsa, semble le blâmer de la mort de son mari. Alors qu’il examine le bureau du mort, il reçoit un appel téléphonique préprogrammé par Samuel Fennan lui-même. Il comprend alors que celui-ci n’a pas pu se suicider, et va mener l’enquête, malgré les réticences de sa hiérarchie.
Ce roman est le tout premier écrit de John Le Carré, qui met en scène pour la première fois le personnage de Smiley. Il est plutôt bien écrit, et a même, il faut bien l’avouer, un vocabulaire légèrement trop riche pour mon niveau d’anglais. L’intrigue en elle-même n’est pas si extraordinaire, si on la compare à celle de l’espion qui venait du froid, par exemple. Il faut dire que ce roman est plutôt court, cela doit jouer. Bref, l’un dans l’autre une expérience moyenne, qui me donne envie de creuser, mais peut-être pas en anglais.