[CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

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Harfang
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[CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

J'ai entamé en place de MJ, une campagne trône de fer, il y a quelques mois.
Une première qui change, de beaucoup, mes habitudes de jeu en fait. En celà que l'initiative et la direction de la campagne appartient aux joueurs et que, finalement, le personnage principal de la campagne est la famille.
Je dispose de quatre joueurs, chacuns ayant deux personnages.

je compléterai ci après au fil du temps mais, en priorité, je laisserai les CR de mes joueurs qui se montrent trés actif dans celui-ci.

or donc:

Décor de campagne:
la famille Grivald est situé dans le royaume des Eyriés, dans une région des montagnes de la Lune où les clans sont encore très présent et, de longue date, virulents. La fondation de la famille est sujette a caution puisqu'ils furent élevé par le prétendant Feunoyr, et ne durent leur survie durant des dizaines d'années qu'a l'inacessibilité de leur terres, la rudesse des hivers et la férocité de leurs troupes.
La famille se trouve être la plus puissante des Lieux, les autres puissance de la région en dehors des hommes de clans, s'avèrent être:
- Les Lanthefferey leurs vassaux en pleine expansion dont ils se méfient
- Les Royster une famille en difficulté qui a bien du mal à se remettre de la correction que les grivald leur ont donné lors de la révolte Baratheon ( Les royster étaient resté loyalistes)
- Les Nohaut de Castelsang, une petite famille indépendante fondé il y a un siècle et s'avère déclinante
- Les meffylg, une vieille famille au territoire ravagé par les brigands et la guerre civile que les Grivald ont affronté de nombreuses fois au cours des deux derniers siécles et qu'ils ont notablement écrasé il y a quinze ans abusant du prétexte de la révolte baratheon pour se venger d'eux
- Les Boltok, une famille discrète et qui pourtant est la plus ancienne de la région puisqu'elle fut fondé au moment de l'invasion Andal. On les sait pieux, de pure lignée Andal et on sait aussi que leurs terres, qui abrite un Septère, sont les plus paisibles de la région a défaut d'être les plus riche.
- Enfin, Les Bois d'orgen, généreusement fieffé il y a de celà vingt ans par Jon Arryn lui-même et qui sont en train de construire une immense citadelle sur la route de la mer, menacant de verrouiller la sus-dîte route.

Le seigneur du Pic Noir est actuellement Minfard l'aboyeur. personnage haut en couleur, quelque peu frustre qui couvrit la famille de gloire lors de la révolte Baratheon en se battant notamment à la bataille du trident. Sa santé s'effrite cependant, et si sa gouaille et son histoire en font le seigneur incontesté, les inquiétudes quand a sa santé se font jour;

Les joueurs interprètent donc:

Joueur 1:
Kortefard, l'héritier du seigneur, grande brute d'1m90, combattant hors-norme. Il tente de combattre ses côtés frustre, lubrique et violent pour se préparer au rôle de seigneur... Mais il part de loin et cède souvent a ses penchants.
Père Doran, homme d'âge mûr, ascétique, brillant théologien, ancien ermite errant... Malheureusement hérétique et dont l'indiscutable piété se colore de folie.

Joueur 2
Mestre Meylan, tout jeune maître dont l'intelligence aïgue et la loyauté se combine à une arrogance et un caractère hautain qui le fait mépriser, femmes, bâtard et gueux. C'est pour le reste un politicien retord d'un dévouement insoupçonné à la famille.
Dan Stone. Homme installé, c'est un bâtard du seigneur Minfard; Il fut son écuyer et est actuellement capitaine des archers.

Joueur 3
Ser marcus Davan, neveu du seigneur, il a récemment était nommé à la tête de la garde d'honneur de la famille après le décés de leur capitaine et la défection de leur chevalier le plus honorable et talentueux. Combattant émérite, c'est aussi un homme prudent, intelligent et ambitieux. Il est assez proche de la fille du seigneur.
Korrungard, Mâitre forgeron et armurier du château. Talentueux et irascible il confectionne des armes splendides.

Joueur 4
Arryneis, fille du seigneur, le sang Valyrien coule dans ses veines, résurgence d'ancêtres qui ont frayés, de près, avec les Feunoyr. Elle a passé six ans comme dame de compagnie et n'est revenu que récemment après une forte mésente avec sa maîtresse, Lysa Arryn - la folle -. Eduquée, inquiétante, elle a obtenu une large popularité chez les hommes d'armes, profitant aussi de la présence de son vieux père pour qui elle est au petit soin et qui l'adore.
Murmure, une séduisante jeune fille originaire du peuple et fort utilisé pour les activités de renseignements.
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Harfang
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Qui nous nuit, nous subit



Les terres de la Famille Grisvald



Présentation générale


Les terres de la famille Grivald sont situées depuis des générations dans les montagnes de la lune. Cette contrée est montagneuse et par maints aspects, peu accueillante. Le terrain est accidenté au mieux, impraticable la plupart du temps. Il y a de fort dénivelé sur tout le territoire des montagnes de la lune et c’est dans cette région que l’on trouve certain des plus hauts sommets des sept couronnes.
Les terres de la famille Grisvald sont à cette image. Le territoire dont se charge officiellement cette famille est de taille modeste, mais qui pourrait dire ici qu’elles en sont les frontières exactes. Le point central de ce territoire est Noir Pic la forteresse familiale aux défenses et aux murs impressionnant.





{Voir carte}



Noir Pic
{Voir plan}

La forteresse de Noir Pic est un des châteaux les plus impressionnants des sept couronnes. Il se dresse comme accroché à un des sommets surplombant une petite vallée. Les voyageurs ont l’impression qu’il embrasse tous les alentours et que rien ne pourrait échapper aux guetteurs du château.
Ils possèdent trois niveaux distincts construits probablement à des époques différentes. Chaque nouvelle construction venant renforcer la précédente.

Le premier niveau
Certainement le plus ancien il s’agit du donjon. Il est difficile de savoir comment il est accroché à cette montagne. Il s’agit d’une grande tour carrée. Elle est massive. A différent niveau il y a des passerelles qui partent de cette tour permettant de rejoindre des postes de garde installés dans des grottes et cavernes situé sur le flanc de la montagne. L’âge des fondations est un mystère mais la famille Grisvald a accès dans ce donjon à une salle souterraine qui recèle encore des traces des Andals. Il s’agit certainement de la pièce la moins connu du Château et en cas extrême du dernier retranchement possible. On dit que des couloirs partaient de cette salle et passait sous la montagne mais personne n’a connaissance de cela malgré des recherches régulières. C’est dans cette tour que loge la famille Grisvald et quelque autres personnages importants. Il s’y trouve aussi une réserve d’arme et de nourriture.

Le deuxième niveau
Quand les Grisvald se sont installé ici ils ont certainement commencé par restaurer le donjon, ou du moins par construire au-dessus des fondations existantes. Par la suite, leur pouvoir s’étendant, une première enceinte a été construite. Le terrain autours de l’entrée du donjon semble avoir été terrassé et les murs ont été dressés pour protéger ce nouvel espace. Bien entendu cela n’est guère étendu il y a moins de vingt mètres entre la porte du donjon et la première enceinte, néanmoins l’espace dégagé a permis de construire un certain nombre d’autres bâtiments. Aujourd’hui on y trouve le corps de la garde personnelle. L’atelier du forgeron et enfin un entrepôt.
La cour intérieure permet l’exercice d’une troupe de 20 hommes mais au-delà cela devient compliqué. C’est sans doute cela qui a amené à la construction de la deuxième enceinte.
Pour finir sur le deuxième niveau les murs de l’enceintes font 5 mètres de hauts, un chemin de ronde permet la garde et relie des tours de guet qui sont érigé tous les dix mètres. La muraille prend sa source et se termine dans la montagne même. Le château est donc protégé dans son « dos » par le roc. Aux deux extrémités deux tours rondes plus imposantes empêches une improbable ascension d’assaillant. Chacune de ces tours possèdent un toit plat et renforcé comme si on pouvait monter dessus à une certaine époque des machines de guerre visant le ciel…

Le troisième niveau
La construction qui a donné à Noir Pic son aspect imposant. Il s’agit d’un deuxième mur d’enceinte très imposant construit en contre bas. Comme le premier il semble prendre racine au cœur même de la montagne. Moins haut que le premier (il mesure 4 mètres à son point culminant) il est plus épais et de nombreux contrefort le soutienne formant par la même un ensemble de plateforme de défense impressionnante. Il est lui aussi parsemé de tour défensive, mais à l’instar de la première enceinte celle-ci sont carré. En fait elles sont plus fonctionnelle et, à l’intérieur, se situe les baraquements de la garnison du château. L’édifice le plus impressionnant de cette dernière construction est certainement la porte d’entrée, la seule de cette enceinte. Une imposante double porte en bois en barre l’accès. Il se trouve derrière un corridor formant quatre coudes avant d’arrivée dans la cour principale. Il y a une herse pour chaque coudé et des postes de tir à chaque tournant. L’architecture de cet édifice ne peut avoir été pensé que par un homme paranoïaque. Une fois ce corridor franchi le visiteur arrive sur une vaste cour intérieur complétement dégagé jusqu’à la porte de la première enceinte. De ce fait quiconque réussirais à franchir cette enceinte se trouverait sous les flèches des archers posté sur la première enceinte.
A droite et à gauche se trouve un certain nombre de bâtiments. Les serviteurs des lieux y logent ainsi que les soldats de Grisvald. Il y a aussi quelques échoppes reliquat du temps ou il ne devait pas y avoir de village au pied de Noir Pic.
A noter qu’il y a à l’ouest de cette enceinte une écurie d’une taille assez imposante. Il semble qu’un temps un des seigneurs des lieux ai voulu se constituer une cavalerie aussi improbable qu’inutile au vue de la région.



Village et abord du Château

Aux pieds de Noir Pic s’étend une petite plaine sur laquelle semble essayer de se maintenir envers et contre tout le seul village de leur territoire. La situation est, il est vrai, favorable (autant qu’on le peu dans ce territoire). Le village doit abriter quelques 300 âmes selon les générations. La plupart des maisons sont assez rustiques mais la construction est solide. Le village est entouré de quelques rares cultures qui peinent selon les années à couvrir les besoins de la région. Les pauvres hères de ce village sont bien souvent plus des chasseurs pour ne pas dire braconniers que des paysans. Le village c’est construit là car Noir Pic couvre de son ombre protectrice la plaine et donc le village. De plus au bord de la plaine cours une rivière qui permet d’approvisionner les habitants du village. Une fois passé cette plaine, selon que vous alliez au Nord ou au sud, le terrain descend brusquement ou monte de la même manière. Les arbres apparaissent rapidement et le terrain devient vite impraticable voir dangereux pour quiconque n’y ai pas habitué.


Routes et chemins

Il y a deux routes qui traversent le territoire. La plus usitée passe au sud montant vers Noir Pic du centre de Westeros. C’est par là que passent les quelques commerçants ou visiteurs venant du dehors (comprenez ici venant d’ailleurs que des montagnes de la lune). Il s’agit de la « route du royaume ». Qui doit certainement son nom au fait qu’elle relie les montagnes de la Lune au reste des sept couronnes.
La deuxième route, « la traverse » part de Noir Pic et après avoir traversé d’autre conté amène les voyageurs aux Eryié. En effet la famille Grisvald dépend du val d’Arryn. Ce n’est pas le chemin habituel pour aller aux Eryié ce qui fait qu’il n’est usité que par les gens des montagnes de la lune.
Pour se déplacer sur le reste du territoire il faut emprunter des chemins plus ou moins praticables ou des sentiers. Il est de toute façon déconseillé à un non natif de s’aventurer dans les forêts avoisinantes sans un bon guide et une bonne escorte.



Monuments

Le long de la route reliant Noir Pic au Eryié, aux limites Nord du territoire, se situent des ruines antiques qui prouve que cet endroit devait être occupé il y a de cela bien des années. Un mestre a évoqué, il y a de cela une dizaine d’année, que ces vestiges devaient remonter aux Andals et que pour une raison qu’il ignorait ce lieu devait être un point de rassemblement important à une époque. Cela semble être corroboré par le fait qu’il arrive dans les bois que l’on tombe sur des vielles pierres taillées vestiges d’un temps ancien. Ces ruines n’évoqueront rien à un œil profane si ce n’est de vieilles pierres les unes sur les autres. Mais un érudit, un mestre ou un artisan maçon pourrait vous parler de ce que cela lui évoque. Il s’agit sans nul doute d’une architecture ancienne auquel le temps s’attaque sans relâche. Il devait y avoir la un ou deux grands bâtiments entourés de plusieurs petites constructions. Il y a une certaines géométrie encore visible dans la disposition de ces vieilles pierres. Ce territoire appartenait avant au Tour Lierres et a été rattaché au Grisvald lors de la dernière guerre. Il ne reste rien des constructions précédentes des Tours Lierres celle ci étant en bois et on ne peut plus sommaires, tout à été brûlé lors de l’annexion.




Mines

Il faut noter aussi qu’il y a une mine de fer, dont le rendement bien que moyen, donne un attrait supplémentaire à la région. Cette mine se situe au Nord est de Noir Pic on y accède par un chemin partant du pied du Château. Il n’est accessible qu’a pied ou avec des ânes bien dressés. La famille Grisvald en a tiré sa puissance il y a plusieurs générations n’étant pas dépendante du commerce extérieur à ce niveau. D’autres mines semblent à l’abandon un peu après celle de fer, personne ne sait ce qu’elles pouvaient bien produire, mais cela a certainement un lien avec la première occupation de ces lieux par les Andals. Pour y parvenir, on continue le chemin après la mine de fer, celui ci n’est plus usité depuis de nombreuses générations, et il faut s’armer de courage pour aller jusque là. Avant d’y arriver vous devrez traverser la rivière qui s’écoule vers la plaine. Si vous remonter le cours d’eau vous arrivez sur une cascade magnifique mais faites attention car à la fonte des neiges il est dangereux de se trouver aux abords de cette eau qui peut vite devenir torrent. Le visiteur exténué par le chemin pourra arriver en suivant le chemin après la rivière devant deux grandes galeries principales et un ensemble de galerie secondaire.



Voisins

Au sud du territoire des Grivald se trouvent les terres de notre vassal. Il y a eu de nombreux conflits entre ces deux familles car ils maîtrisaient la voie d’accès principale au territoire Grisvald. A l’Est / Ouest et au sud est semble courir le territoire du clan du « cerf à quatre cornes ». Ils empiètent allègrement sur les terres Grisvald et la famille doit régulièrement faire un exemple. Au Nord est s’étend le territoire de chasse des lézards étoilés et encore plus loin celui des « Aurochs Noirs ». A l’Ouest il n’y a pas de voisins proches, le terrain étant trop accidenté et cela donnant sur certain des plus haut sommets de la région. Au nord le territoire est occupé régulièrement par d’autres hordes de sauvages mais sans que l’on puisse clairement y voir le territoire d’un clan fixe. Concernant les autres familles civilisé personnes ne revendiquent particulièrement ses terres depuis quelques générations ne voulant subir le même sort que la famille Tour lierre. Mais il va s’en dire qu’à la moindre faiblesse de la famille Grisvald il y aura de nombreuses revendications.

Ecrit par mestre Meylan
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Harfang
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Le premier arc scénaristique mettait en scène deux événements; le premier était une étrange alliance avec un clan de montagnard "le clan du cerf à quatre bois", afin de s'allier contre les "Aurochs noirs" puissance montante dans les montagnes, ayant déjà rallié plusieurs clans, pillé des convois marchands et devenant, de fait une menace. cette alliance devait être scellé par un mariage entre le frère du chef du clan du cerf et une pupille de la famille, Elisabeth, seule survivante de la famille Tourlierre que les Grivald avait conquis durant la révolte baratheon ( ils étaient alliés aux meffylg).

Les personnages se sont divisés a plusieurs reprises en plusieurs groupes; la gestion de deux personnages permettant de switcher selon leurs besoins et envies.
Deux séances, d'environ dix heures chacune ont vu la résolution de celle-ci.

Je laisse la place aux CR des joueurs et si des questions se faisaient jour, me ferais un plaisir d'éclaircir certains points.
Dernière modification par Harfang le mar. févr. 14, 2012 1:01 pm, modifié 3 fois.
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Scénario 2: Les cornes de l'Auroch

Le Conseil
J’étais en train d’habituer les Flèches du pic à tirer en forêt avec des arcs courbes en vue des confrontations futures. Nous allons perdre de la force de pénétration et de la portée mais nous ne pouvons nous permettre d’utiliser nos arcs longs. En cas de mouvement rapide le résultat serait dramatique. La pluie rendait l’exercice difficile mais c’est toujours plus simple que d’avoir une horde hurlante nous fonçant dessus. C’est à ce moment-là que Martin est revenu. Un brave gars, ce Martin, un peu jeune, il va sur ses seize printemps seulement, mais il a l’œil vif et sa main ne tremble pas. Il est entré dans les flèches depuis peu, et n’ayant plus de famille il s’y investi énormément. Son compagnon, Girard c’est blessé en chemin j’envoie deux hommes l’aider à faire la route du retour (il n’est pas dit qu’on laissera un des nôtres se démerder seul) pendant que Martin m’informe du message que les hommes du cerf à quatre bois font passer au seigneur de Grisvald.
Je rentre alors informer notre seigneur. Je ne sais que peu de chose de ce qui est censé se conclure avec ce clan. Mes hommes m’ont raconté leurs expéditions en compagnie de Kortefard et du mestre mais je ne sais pas quel plan s’échafaude en ce moment à Noir Pic. J’arrive devant l’Aboyeur ruisselant, nous sommes en hivers et la région n’est pas clémente. Celui-ci me demande de réunir le conseil et d’y participer. Je vais donc parcourir le château à la recherche de tous sauf du mestre, pour lui j’envoie quelqu’un, il me rend mal à l’aise et je n’aime pas sa façon d’être. Je crois que mis à part Minefarde, Dame Eleyne, Kortefard et Dame Arynerys, toutes autres individu de ce lieux n’a aucune valeur à ses yeux. Et encore il peut être d’une impudence rare envers dame Arynerys, mais bon je n’arrive pas à savoir si cela relève d’un jeu ou d’un désaccord entre eux. Sont présent au conseil l’Aboyeur, son héritier et sa fille. Le mestre, Ser Marcus, Ser Raymond et l’oncle de l’Aboyeur Arnuft. Le commandant de la garde est absent et il semblerait que sa fin soit proche.
L’Aboyeur informe tout le monde de la situation. Il s’agit donc de mettre un terme à la montée en puissance des Aurochs Noirs et de leurs alliés les lézards étoilés. Dans ce but l’ambassade d’il y a quelques lunes avait dressé les prémices d’un plan. Il s’agissait d’attirer les aurochs noirs à un point précis grâce au Chat sauvage, des alliés des Cerfs à quatre bois, et d’organiser une attaque conjointe afin de les éliminés. Le lieu de rencontre a été fixé au siège du géant, en plein territoire sauvage, lors du solstice d’hivers. Cela nous laisse à peine un mois et demi. Je comprends alors la raison de ma présence à ce conseil car ce sont les flèches qui connaissent le mieux la région et nous allons avoir besoin d’eux. Décision fut prise d’envoyer des éclaireurs pour trouver la meilleur route possible et de préparer le terrain. Pendant ce temps-là les Grisvald se prépareront à repartir en campagne. Des questions restent en suspens néanmoins, l’Aboyeur, qui n’ a jamais été plus heureux que sur un champ de bataille annonce qu’il mènera les troupes, emmenant avec lui l’héritier et dame Arynerys. Le mestre tente bien de faire renoncer à ce projet mais sans grand succès. Dame Arynerys doit préparer l’intendance, Kortefard doit lui reprendre en main les marcheurs du Val dont la cohésion semble encore erratique.


Le temps de la préparation.
J’envoie un premier groupe de flèche dirigé par Miltorde pour trouver un chemin par le sud. Un autre groupe ira tâter le terrain du côté des terres de nos anciens ennemis les Meffylg. C’est Durek qui en aura la charge. Pour ma part je prends la tête du dernier groupe charger d’explorer les pistes par le nord, A la limite entre les terres Boltoch et celle des Meffylg. Il y a de cela quinze ans, lorsque nous partîmes en campagne contre les Meffylg une armée des Boltochs était passé par là pour attaquer le château quasiment en même temps que nous. Je me suis toujours demandé comment il était arrivé là et je suis encore curieux de le découvrir. Malheureusement nous ne pourrons trouver ce chemin. La route nord est difficile et, si nous n’avons pas croisé âme qui vies, je doute que l’armée puisse arriver a passé les derniers cols. D’autant plus que d’ici une dizaine de jour ceux-ci seront peut-être impraticable à cause de la neige.
Durek et son groupe ont eu des ennuis ils ont été attaqué par des villageois et nous décrivent les terres des Meffylg en proie à la rapine et à la destruction. Les Meffylg semblent retranché dans le château et ne sorte qu’en force. Durek parle même d’un géant portant une livré d’ azur au chevron d’or, le connaissant je dirais qu’il s’agit d’un homme très grand car il a tendance à exagérer sérieusement. Au final j’ai été imprudent car le détachement envoyé dans cette direction était trop peu nombreux et deux hommes ne sont pas rentrés, dont Martin. Cela m’inquiète.
Miltorde a, lui, eu plus de réussite. La route au sud, bien que plus longue, est tout à fait praticable et aucune trace d’activité n’a été repéré. Nous pouvons donc passé par là. De même il a repérer deux lieux de campement possible pour l’armée ce qui est nécessaire au vue de la saison. Avant d’aller informer l’aboyeur j'envoie de suite un groupe revérifier la route sud. Deux précautions valent mieux qu’une. Une fois le trajet effectué ceux-ci devront aussi quadriller et reconnaitre la région de l’échange afin que l’armée de Noirpic n’arrive pas aveugle. C’est Sinard, mon second, qui se chargera du groupe.

Le conseil se réunit de nouveau. L’ambiance est tendue. Tout le monde approuve l’idée de partir par le sud. Je propose donc de partir baliser le terrain avec la moitié des flèches assez rapidement. Cela étant accepté et le point sur les préparatifs étant fait, vient des questions plus délicate. L’aboyeur nous annonce qu’il ne sera pas de cette campagne, qu’il n’est plus temps pour lui de combattre contre du menu fretin et qu’il a confiance en sa progéniture. Néanmoins il semble gêné et je finis par comprendre ce qui alourdit l’ambiance. En l’absence du seigneur de Noirpic qui commandera les hommes ?
La réponse nous sera donné le lendemain, de nouveau réuni Minefarde donne le commandement à l’héritier. Si c’est un vaillant combattant il a encore à prouver ses qualités de stratèges et surtout il n’a encore jamais connu de bataille rangé. A ma grande surprise celui-ci refuse le commandement, Minefarde nomme alors sa fille à ce poste. Cela me surprend et j’apprendrais par la suite que mes hommes aussi ont été abasourdis par cette nouvelle. Cela ne s’est pas encore vu et je n’ai pas connaissance de femme dirigeant nos armées dans cette région. De plus Kortefard semble réciter un texte quand il refuse le poste mais il darde sur sa sœur un regard qui me fait froid dans le dos. L’aboyeur ne semble pas s’en rendre compte.


Picnoir est en marche
L’ordre de marche est établi. Je partirais dix jours avant le gros de la troupe avec une cinquantaine de flèches pour préparer le terrain et faire jonction avec Sinard. Le reste des flèches escortera le train de l’armée. Kortefard prend la tête des marcheurs du Val avec lesquels il s’entraine sans relâche depuis trois semaines. Enfin, la garde sera menée par Ser Marcus, le capitaine de la garde étant gravement malade. L’armée sera dirigée par Dame Arynerys avec l’appui du conseil de guerre.

C’est sans encombre que nous arrivâmes au lieu de rencontre. Nous avons commencé à établir le camp et repéré la région. De plus nous avons pu anticiper l’arrivé des Cerfs à quatre bois, les flèches les ayant débusqué. La troupe suivi peu après et ma fierté concernant fut atteinte quand j’appris que c’était les éclaireurs de la troupe qui avait surpris nos sentinelles. Mais bon dans tous les cas ce sont des flèches.
Le camp s’organise rapidement. Néanmoins il y a une distance entre les membres des Cerf et nos hommes. Le plan de bataille est peaufiné. Le but est de perdre le moins d’homme possible. Il est convenu qu’un groupe de cerf attirera les Aurochs sur le mur de bouclier de la garde. Les flèches seront derrières pour décimer ces sauvages. Pendant ce temps Kortefard et les Marcheurs, aidé d’un autre groupe de cerf prendrait les Aurochs par derrière faisant jonction avec les chats sauvages qui devraient rejoindre notre camps. Quant à ce dernier point aucun de nous n’ai très rassuré et nous craignons une traitrise de dernière minute.

Et Picnoir vainc.
A l’aube du jour dit, alors que les Aurochs semblent cuvé leurs alcool, un groupe des Cerfs vient les provoqué. L’armée de Picnoir et les Cerfs à quatre bois ont été placé par Dame Arynerys et attendent ses ordres. La réponse est immédiate, les Aurochs chargent. Nous pouvons affaiblir leurs différents groupes d’attaques facilement pendant que la garde tient le choc malgré la multitude des assaillants. Les cerfs ont moins de chance et semble partir en déroute sous la férocité des combats, leur chef est grièvement blessé et est évacué par deux de ses guerriers. Néanmoins j’arrive à rallier près des flèches plus la moitié d’entre eux qui reprendra le combat. De l’autre bord Kortefard mène la charge et surprend l’arrière garde des Aurochs en attaquant quasiment 15 mètre devant ses hommes. Mais cela les galvanise et ils enfoncent avec l’aide d’un contingent de Cerf à quatre bois deux contingents d’Auroch.
Le début du combat est tendu mais nous avons l’avantage. Dame Arynerys semble dans son élément, son commandement permet de garde la cohésion nécessaire à toutes victoire et les ordres sont relayé sans problèmes par Kortefard, Ser Marcus et moi-même. Néanmoins nous avons tous des craintes car les Chats sauvages ne bougent pas et nous croyons une attaque de flanc possible. Au nord la Garde se déploie et enfonce un contingent d’Auroch le mettant en déroute. Les Flèches continue leur travail de sape et permette de faire fuir un autre groupe d’Auroch Noir. Néanmoins il semble y avoir en face de nous les guerriers personnels de Trois âmes et malgré nos attaques ils continuent à avancer sur nous.
Au sud Kortefard et les Marcheurs font merveille. Ils ont mis en déroute leurs adversaires et pendant que les Cerf finissent un groupe d’Auroch déjà bien mal en point, ils avancent au centre du champ de bataille venant menacer l’arrière des unités encore face à nous. Surtout cette manœuvre de Dame Arynerys et de Kortefard permet de couper toutes possibilités d’interventions à ses traitres de Chat sauvages qui n’ont toujours pas bougé.
J’ai peur pour les Flèches, Trois âmes s’approche dangereusement. Heureusement dame Arynerys à la bataille bien en main et donne ordre à Ser Marcus de remettre la garde en position et de tenir le choc. Ser Marcus fait accomplir la manœuvre parfaitement à la Garde et le mur de bouclier est dressé. Trois âmes et ses hommes vont s’écraser dessus. La solidité de l’unité permet d’encaisser le choc des Aurochs survivant qui chargent conjointement. Je tente de viser Trois âmes et, malgré trois flèches au but, celui-ci combat toujours comme un diable. Le contingent de Cerf à quatre bois dont j’avais repris le commandement se débande et je suis obligé d’aller me battre au milieu d’eux pour leur redonner contenance il n’en reste plus que quelque dizaine à pouvoir encore se battre je les fait se replier pour couvrir le flanc gauche.
La bataille tourne alors cours la garde passe d’une position de défense à une attaque brusque faisant reculer ce qu’il reste d’Auroch sur Kortefard et les Marcheurs. C’est la fin. Quelques groupes arrivent à s’enfuir dont Trois âmes que je perds de vue dans la confusion.
Etant tous conscient de la traitrise des Chats sauvages nous ne poursuivons pas les survivants mais dame Arynerys fait resserrer les rangs et avancer sur eux . Nos hommes sont couvert de sang et la vue de la Garde et des Marcheurs quasiment intact mais couvert du sang des Aurochs a dut les impressionner. Leur chef, ce félon, ose alors sortir des rangs en criant victoire, il est abattu par Ser Marcus d’un coup de hache. L'acte semble recueillir l'assentiment silencieux de tous. Ce sont des pleutre et personnes n’intervient. Dame Arynerys et Kortefard leurs font jurer allégeance mais nous savons tous qu’ils ne sont pas dignes de confiance.


La fin de Trois âmes
La bataille est gagné mais Trois âmes est encore vivant les Flèches et moi-même le pistons jusqu’à un de ses fortins. J’essaye de provoquer les rares défenseurs et après un duel tendu avec l’un de leur guerrier je pense qu’ils vont se rendre mais non. Le lendemain Kortefard arrive avec quelques Marcheurs. A notre grand étonnement les Aurochs se rendent. En fait Trois âmes a dut fuir cette nuit, ses anciens hommes voulant nous le livrer. Kortefard prend possession du camp retranché et y installe nos hommes. Je ne sais pourquoi mais alors que nous discutions de la marche à suivre celui-ci m’appelle mon frère, cela me trouble. Je sens l’héritier tiraillé depuis que sa sœur a eu le commandement et je ne sais pas ce qu’il se passe à ce sujet. J’ai toujours trouvé les histoires de famille compliqué et la cela ne semble pas déroger à la règle. Toujours est-il que je n’ai pas su répondre et que j’ai remis à plus tard le fait de réfléchir à cela. Nous continuons la poursuite avec un petit groupe de Flèches. Nous finissons par rattraper trois âmes. Il semble sur le point d’offrir en sacrifice deux prisonniers. Nous ne sommes que trois. J’envoie un des hommes chercher Kortefard rapidement mais devant l’urgence de la situation nous intervenons. Je crible littéralement de flèche Trois âmes qui décidément ne veux pas mourir. Mon compagnon, Liernond, abat deux des hommes qui l’escortait et j’en profite pour tuer un chaman. Pendant que Liernond me défend des derniers fidèles de Trois âmes je finis par le tuer. Le combat fut intense et mon intervention complétement stupide j’en conviens à présent. Kortefard arrive seul, devançant ses hommes, pendant que nous détachons les prisonniers. Il s’agit d’une dame, grièvement blessé, et d’un homme qui lui à péris sous le couteau sacrificielle. Je propose à Kortefard d’annoncer que c’est lui qui a tué Trois âmes. Il ne veut pas arquant que ce serait un mensonge. Je lui rétorque que ce qui compte c’est l’image qu’il renvoie aux hommes et notamment aux Marcheurs et que c’est lui qui en lançant la poursuite à finalement permit que Trois âmes soit tué. Qui plus est, il mérite cette victoire et doit prendre cette place de chef de guerre que l’Aboyeur, à raison, semble maintenant vouloir délaissé. Il finit par se ranger à mon avis, à contre cœur. Je ne sais pas ce qui m’a poussé à lui proposer cela à ce moment-là. Peut-être notre discussion de la veille. Peut-être le fait de le voir différemment. Mais je suis sûr que c’était la bonne solution et à voir le comportement de ses hommes lors du retour il n’y a aucun doute à avoir. De plus il n’y a que Liermond qui était là et son silence est d’or, je sais que nous pouvons lui faire confiance.

Nous finissons par rejoindre le gros de la troupe. Il semblerait que celle-ci n’ai pas été inactive et c’est attaqué au bandit qui écume les terres Meffylg. Néanmoins il y a des rumeurs étranges chez les hommes et ont dit que Ser Raymond, homme de la garde et compagnon des premières campagnes de l'Aboyeur, a quitté le service de Grisvald suite aux actions d’Arynerys que certain surnomme maintenant la sanglante. Cela ne m’inspire pas confiance. Ce chevalier était respecté par tous pour sa loyauté et son sens aigüe de l’honneur. De plus c’était un compagnon fidèle de l’Aboyeur, du temps de la guerre de Baratheon.
Encore une fois cela m’inquiète mais pour l’heure, nous sommes de retour, les plaies doivent être pansées, les armes nettoyées, et l’hiver supporté.




Pour que cela ne soit pas oublié Dan.


Ecrit par Dan Stone
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Scénario 2, Partie I: Les cornes de l'Auroch

Et voici quelques bribes du carnet de Dame Arryneys...

Me voici de retour au château depuis peu que déjà les problèmes pointent. Les Aurochs Noirs, un clan des Montagnes, n'ont de cesse de nous démontrer leur vilénie. Ils ont encore tué un de nos bergers il y a quinze jours. Des émissaires du clan du Cerf à quatre cornes ont tenu à nous rencontrer. Ils nous ont proposé une alliance qui me dégoute mais ne suis-je pas sensée rester aux côtés de mon très cher père? Alors, suite à ma vaine tentative, de sauver notre pupille Elisabeth de ce mariage, je dois accepter le sort qui lui est réservé.
En revenant au château, j'ai pu y redécouvrir mon frère, Kortefard. Et ce que je peux en dire, entre autres, c'est que n'importe qui portant jupons devrait se méfier de lui. Quant au reste, je ne puis me résoudre à en parler pour le moment. Cela me paraît tellement éloigné de ce que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent.
J'ai également fait la connaissance du Mestre Meylan. Ses idées peuvent souvent être à l'opposé des miennes. Mais il a l'air de vouloir être fidèle à la Maison, là est le principal et nous nous rejoignons sur ce point là. Malgré tout, je ne peux m'empêcher d'être méfiante à son sujet.
Ces deux là sont donc partis, avec mon cousin Ser Marcus Davan, pour accompagner la pauvre Elisabeth vers son triste sort. Je suis resté au château avec mon père, Minfard, et ma mère, Eleyne, avec qui je suis allée prier longuement. J'ai envoyé Murmure à ma place, la grimant pour qu'elle me ressemble. A son retour elle m'a raconté leur voyage, une véritable épopée. Le récit d'une attaque nocturne sur leur campement m'a affligée. Elisabeth a reçu une flèche dans le dos. Le sort a décidé de ne pas se montrer clément avec elle. Les Orocqs Noirs et les Lézards Etoilés qui se sont ligués contre nous craignaient sans nul doute que ce mariage aboutisse. Et a raison! Nous envisageons désormais une attaque avec nos nouveaux alliés le clan du cerf à quatre cornes et les leur, le clan du chat sauvage. Les détails restent encore à être organisés.
Le mariage a donc bien eu lieu. Leurs coutumes sont aussi barbares que ce que j'osais à peine imaginer. Murmure m'a décrit des scènes sanglantes dignes de bêtes. Ma cousine Audrey en est revenue dégoutée.

Ecrit par dame Arryneis
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Après cette première campagne, de nombreuses tractations conciliabules et conseils ont eu lieu pour arrêter les suites de la politique.

En premier lieu, la famille grivald eu la surprise de recevoir une demande d’autorisation de leur vassal sire Ryce Lantheferrey, d'organiser un mariage entre son frère et la jeune Asatasie Boltok sœur du non jeune seigneur Boltok; malgré leur agacement devant ce rapprochement, la bénédiction a tout de même était donné assortie, même d'un cadeau.

Parallèlement, ils ont décidé d'en finir avec les Meffylg, si plusieurs idées sont examuné, la plus brutal, soutenu par Kortefard et ser marcus, prend le dessus, à savoir exterminé les meffylg, tant ceux du château, légitime, que les "bandits", dont le chef est prétendant. Le mestre se renseigne lui sur un éventuel caution légale a cette intervention et, s'appuyant sur l'incapacité du seigneur Meffylg a faire régner la paix civile chez lui, et des demandes pressantes d'aides et de protection de ses sujets ( contre argent sonnant et trébuchant,), il le trouve.


De manière général l'ambiance est très noire. Real politik, mépris de la vie humaine hors le clan, rareté des sentiments généreux... Visiblement, les joueurs qui connaissent tous le TdF, ou si sont mis se sont bien imprégné de l'ambiance la chair & le sang de la saga. L'humanisme est un luxe de tyran ou une faiblesse.
ceci dit, pour moi, ce jeu est une véritable bombe, j'y retrouve l'ambiance médiévale qui faisait ma joie dans Pendragon, les questions politiques et l'omniprésence de la classe sociale de L5R, le tout dans une ambiance noire comme je les aime.
Au niveau des petits "trucs" de mj, j'ai décidé de récompenser les CR, dessins d'armoiries, descriptions et toute cette sorte de chose par des points d'expérience, ceci afin de justement récompensé l'investissement hors parties et de pallier à mon avarice naturelle en matière de XP.
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

Bon, je continue a faire partager les CR que mes aimés joueurs produisent. Ils m'épatent, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ça...
Les CR du troisième scénario: De glace et de sang.


CR: Joueur un

Sommairement assis sur une chaise de bois au dossier rigide, le Père sortit un à un les éléments de son écritoire.
Là une plume, qu’il posa avec une délicatesse toute contrôlée sur le bord gauche du pupitre, à exactement un demi-pouce du bord.
Ici l’encrier, posé perpendiculairement à la plume et son bord carré correctement aligné à celui de son support.
Au centre, le vélin, centre de toute son attention de par sa qualité et l’avenir prometteur qu’il offrait.

Avec rituel, il posa pouce contre pouce, index contre index et chacun des autres doigts en un déroulé parfait. Il ferma les yeux et récita à voix basse la litanie.

***

Gente Mère, ô fontaine de miséricorde,
Préserve nos fils de la guerre, nous t’en conjurons,
Suspends les épées et suspends les flèches,
Permets qu’ils connaissent un jour meilleur.
Gente Mère, ô force des femmes,
Soutiens nos filles dans ce combat,
Daigne apaiser la rage et calmer la furie,
Enseigne-nous les voies de la bonté.

Prière à la Mère



***

Ses doigts se crispèrent imperceptiblement alors que sa mémoire s’égara quelques secondes.
_ « … des cadavres … le crâne de l’enfant mort … »
Les paroles, violentes, du soldat Daùn se projetèrent sans prévenir dans son esprit. La guerre, un massacre, des viols, d’autres exécutions sommaires, tant et tant de … d’égarements.

Le septon avait mis un peu de temps à débrouiller les événements survenus à l’Est de Noirpic.
Le seigneur Minfard avait semble t-il voulu conclure une affaire ancienne entre sa famille et celle des Meffylyg.
Déjà auparavant ses troupes avaient eu affaire dans cette région et Minfard semblait décidé à régler définitivement ses comptes avec ses occupants. Tellement décidé d’ailleurs qu’il avait emmené dans sa guerre un contingent entier de barbares à la peau sale et aux pratiques plus proches des animaux que d’êtres civilisés.

Mais le discours du soldat Daùn était éloquent : aucun survivant, le déshonneur pour chacun des innocents, une victoire qui laissait planer beaucoup de doutes sur la rédemption de chacun.
_ « … des entrailles qui pendaient des murailles du château … des cris … l’agonie … »
Comment pouvait-on en arriver là ?

Doran fouilla sa mémoire encyclopédique et chercha une explication historique.
Il se souvint de nombres de conquêtes, de batailles rangées et sa logique retraça les événements, combla les vides historiques avec les mots du soldat Daùn.
Est-ce ainsi que cela se passait ?

D’après le soldat Daùn, il y eu deux batailles.
La première eut lieu entre plaine et forêt. Pas un grande victoire d’après lui, une attaque par surprise au petit matin, des archers qui isolent les ennemis, des troupes régulières contre des paysans et des hommes mal équipés.
Une victoire, utile.

Et puis, le massacre, la phrase apparemment anodine qu’avait récitée le soldat Daùn.
_ « TUEZ LES TOUS ! »

Tous.

Blessés,
Hommes,
Femmes,

Enfants …

Tous.

Si on en croit le soldat Daùn, seul le capitaine-bâtard Dan Stone avait su garder son sang-froid. Une vingtaine de femmes et d’enfants avaient pu être ainsi épargnés. Enfin, si on peut parler de gratitude que d’être confié en esclavage à la tribu barbare qui les accompagnait.
Mais ils étaient vivants.

Quant au reste de l’armée, tous avaient participés au massacre.
Des pêcheurs, tous.

***

Et les Sept s’étaient alors manifestés. A peine arrivé en ville lors de son périple quelques jours avant cette tragédie, ses premiers sermons avaient attirés la foule, du paysan au soldat et même, à la noblesse.
Et bien vite Dame Ellein le manda à Noirpic.
De nombreuses discussions, des échanges.
Une intelligence vive que cette Dame, une personne raffinée avec un esprit clair et des desseins complexes en tête. Un être désigné sans nul doute par les Sept pour l’accompagner et l’épauler dans sa mission.
Après huit ans d’errance, Doran avait enfin trouvé un foyer, pour construire, pour reconstruire.

***

Le retour de l’armée fut triomphal. Minfard, flanqué de son fils Kortefard, du capitaine de la garde d’élite Ser Marcus Davan, du maître-archer Dan Stone levait bien haut le poing tandis que son écuyer tenait à bout de bras l’étendard Grivald.

Assistant à cela du haut de la tour principale, Père Doran ne put s’empêcher de murmurer la devise familiale.
_ « Vous disiez mon Père ? »
Un sourcil fin se dressa sur son visage émacié par son ermitage. Il faillit esquisser un sourire.
_ « Qui nous nuit nous subit. »
Elle acquiesça, comme si ce simple échange avait suffit et qu’une floraison de sens avait été véhiculée Dame Ellein avait mis ses mains en position de prière et avait silencieusement récité la litanie.

Père Doran acquiesça tout en reportant son attention sur la procession.

***

La seconde bataille fut plus étrange encore.
Le soldat Daùn raconte que le Mestre fit usage de … sorcellerie .

Alors que qu’un semblant d’armée campait devant la porte principale, elle faisait diversion pour que la majeure partie des troupes contourne l’enceinte en direction du point faible des remparts.
Le projet était tenu secret et c’est avec surprise que le soldat Daùn raconte avoir vu d’étranges préparatifs. Alors que six soldats faisaient une tortue avec leurs boucliers, deux soldats armés de pieux escortaient l’assistant du Mestre porteur d’un … tonneau.
Leur mission était aussi simple qu’incroyable : mettre le tonneau dans le trou qu’aurait creusé dans le mur d’enceinte les hommes armés de pics.
Simple, incroyable. Dangereux.

Bien vite ils furent repérés et la riposte ne se fit pas attendre. Flèches, rochers crachèrent du haut de la muraille tout autant que les insultes uniquement couvertes par les railleries du bien-nommé « L’Aboyeur ». Des corps chutèrent et Kortefard et Ser Marcus se lancèrent pour tant rallier que renforcer les hommes au contact.
Et c’est au moment où le tonneau fut mis en place qu’un énorme moellon fut descellé par les défenseurs du haut de la muraille. Le temps fut trop court pour nos hommes de s’enfuir et malgré une confusion évidente le soldat Daùn raconte avoir vu de ses propres yeux le fils du Seigneur et le Capitaine de la Garde d’Elite retenir à eux-seuls le gigantesque moellon dépassant allégrement les 400 livres.

Fort de cet exploit et sans dire qu’ils s’en sortirent indemnes ils ramenèrent à eux-deux les trois survivants. Et c’est alors qu’une formidable détonation en provenance dudit tonneau accompagnée d’un puissant souffle de gravier et de poussière projeta des milliers d’éclats de pierre vers toute la troupe pourtant à plus de cent mètres de l’enceinte. Malgré quelques écorchures, tous purent voir au travers du nuage de fumée le mur se lézarder et bientôt s’écrouler.
Le soldat Daùn raconte alors avoir jeté un regard furtif vers le Mestre dont le regard luisait « comme celui d’un puceau dans un bordel. » avait-il ajouté.
Et Minfard hurla l’assaut.

La garde d’élite se rua dans la brèche, menée par Ser Marcus et le seigneur Minfard et la prendre ne fut qu’une question de secondes. Kortefard suivit de près et comme le voulait le plan lui et ses hommes traversèrent la cour alors les assaillis mettait du temps à se regrouper.

La herse mit du temps à s’ouvrir mais la porte ne fut qu’une formalité pour le fils du Seigneur qui souleva le madrier épais comme un chêne centenaire en transpirant à peine.

***
_ « Mon Père ? »
Le désigné entra, porteur de l’Aba, la robe rituelle et attendit patiemment que la maîtresse des lieux lui fit un autre signe, qui vint sans tarder sous la forme d’une invitation de la main à s’assoir en face d’elle. Le coussin pourpre s’enfonça avec moelleux lorsqu’il prit place.
_ « Quelle urgence vous fait donc venir de si bon matin ? »
Le Père déglutit et plaça ses mains doigts contre doigts devant lui, ce que Dame Ellein avait appris à interpréter comme le signe d’une réflexion intérieure.
_ « Dame, je me fais fort de ne pas trahir les confessions qui me sont faites mais je me dois d’évoquer des faits m’ayant été rapportés. »

***

Pendant ce temps, Ser Marcus Davan avait isolé le commandant de la place forte et avait engagé le duel.
Epée, bouclier, lance. Parade, riposte, attaque, contre-attaque. En garde.
Le soldat Daùn avait visiblement impressionné par le duel et avait récité avec ferveur comment les adversaires se jaugeaient, comment ils combattaient, avec prudence, avec expérience.

Puis tout devint confus.
Il semble que des ordres aient été donnés vers la dernière citadelle alors que le duel commençait à s’éterniser.
Et des flèches s’abattirent sur le commandant Meffylygs. Pas une, plusieurs.
Il semblait survivre. L’épée du capitaine Davan l’acheva.

***
Et le Signe vint.

***

Les Sauvages, l’unité de barbares des montanges de la Lune avaient fait autant de ravages à leur façon que les troupes du Seigneur Minfard. Des hommes de la forêt, pas des combattants de plaine avait dit le soldat Daùn. Des païens, une manne pour les Sept.
Doran nota soigneusement en sa mémoire d’aller rendre visite dans ce « village » composé de taudis et de boue afin de s’assurer que les sauvages suivent la voie de la rédemption.

Le reste du siège fut … le soldat Daùn n’avait pas su qualifier la prise du dernier bastion de la forteresse. Inhabituelle sans aucun doute à l’écoute du récit confus du soldat de la garde d’élite.

La Dame du fort fut autorisée à veiller une nuit son défunt époux après que Kortefard l’ai trainé devant son père comme une gueuse.
Le soldat Daùn jure que le jour levant, on l’a retrouvée un poignard dans le ventre, préférant le suicide au jugement.

Soit.

***

Un Signe si fort qu’il perturba le Septon lui-même. L’enfant entre les pattes de l’ours des saintes écritures, le lépreux guérissant entre les mains de la prière.

La vision lui vint pendant la nuit et à son réveil, tout était clair.

***

L’inspiration de la Dame de Noirpic le ramena de ses pensées alors qu’il entendait les pas monter dans les escaliers. Dame Eillen avait fortement émis des doutes quant à la légitimité de cette guerre, tant par son objectif que par les inévitables répercussions qu’elle aurait. Cependant, il prit place à sa droite et attendit les « champions ».
Un à un, le Père Doran dévisageait les « héros » de retour de campagne.
Quant à eux, mis à part Minfard qui semblait un peu raidi par l’aventure, chacun semblait goûter la victoire durement mais solidement acquise.
_ « Je vous présente le Père Doran. Il occupera la place au septuaire. »
Un silence, et la Dame reprit et Doran se perdit dans ses pensées alors qu’elle les acueillait. Elle conclut :
_ « Par ailleurs, sachez qu’une messe est organisée dans trois jours. Bien entendu je compte sur vous tous pour y assister. »

***

Et tout fut clair, comme si la vision avait déjà eut lieu, comme si elle était à la fois un souvenir et une réalité à venir.

Une cloche qui retentit d’un son si clair et si fort qu’elle résonna longtemps entre les montagnes.
Au loin, une troupe immense de fidèle qui se pressait devant la cathédrale nouvellement bâti.

Une nouvelle ère commençait.


Bientôt, le second CR. Plus prolifique encore.
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Wenlock »

Très intéressant, mais où qu'ils sont le plan et la carte ?
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Ange Gardien »

Hum. J'ai pas tes joueurs.
Sont moins pro-actifs les miens.

J'ai pas pu faire aussi des intrigues avec les clans à côté, les pjs ont un clan majeur qui tient toute leur vallée et une incroyable chance au cours de leur histoire (7 évènements positifs sur 8, qui conduisent à un taux de Loi hallucinant).
Je me suis alors fendu de leur rajouter une famille vassale en plus des trois qu'ils se sont choisies pour foutre la merde.

Leur premier mariage (où ils n'étaient qu'invités) a été une hécatombe dans les pnjs qui les recevait et l'occasion d'ouvrir les portes d'un truc que je voulais explorer.
Mais aucun de mes joueurs ne fait de CR, par contre ils m'ont écrit les légendes, pour deux, que j'avais demandé d'écrire.
Je vais peut-être les relancer pour qu'ils publient un p'tit CR perso chacun, s'ils ont le temps.
C'est bien aussi, ça fait vivre.
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

[img][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/min ... oirpic.jpg[/img][/img]


[img][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/min ... rpicII.jpg[/img][/img]


Or donc, voici la cartes, scanné en deux fois puisqu'elle est en A3, pour les plans du château, ils n'ont pas été scanné et sont à la garde du mestre ^^

ceci dit, wenlock, pour avoir déjà vu tes cartes, je dois bien dire que celles-ci sont trés "old school", je crains de n'avoir qu'une compétence faible que ce soit en art ou en technique informatique... peut être ceci dit te demanderais-je un jour comment tu réussis à te débrouiller.
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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Wenlock »

C'est pas un concours, hein : la base, c'est que ça réponde au besoin et, dès qu'on arrive à se représenter le secteur, a priori, c'est que ça fait le boulot
Sébastien Delfino, partisan des vrais blases sur Internet.

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Re: [CR] Trône de Fer: Qui nous nuit nous subit

Message par Harfang »

CR Joueur N°2
scénario: De glace et de sang.


Le chant funéraire des Meffylg





Le Guerrier.

Un mois c'est passé depuis la campagne des Griswald contre les hommes clans. Les plaies ont été pansées, les armes nettoyées et affûtées, les hommes se sont reposés. Comme au temps de la jeunesse de l'aboyeur, de celui de son père et de son père encore avant lui, les Griswald renouent avec le temps des fracas et des armes. Faisant trembler leurs ennemis et inquiétant leurs alliés. L'Hivers n'est pas encore là mais le temps des guerres dans les Montagnes de la Lune semblent avoir débuté et cela me manquait.


Dan Stone.

Minfard l'aboyeur a donné son autorisation pour la création d'un village de transfuge des clans de la lune sur le champ des freux. Cela ne l'enchante pas d'accueillir ses ennemis héréditaires. Je le sais bien, mais il est pragmatique. La situation de ce village crée une défense idéale des terres Griswald face à la perfidie Royster. De plus les hommes des clans pourront être des auxiliaires farouches lors des conflits futurs. Les hommes de Noirpic ne sont pas de bon forestier, les membres des clans si. Les hommes des clans pourront aussi nous apporter leur savoir faire et j'ai bon espoir que cela nous ouvre des perspectives d'échanges importantes à terme. J'ai envoyé Blooemkern faire passer la nouvelle au reste des siens, j'espère que cela se passera bien. Même si c'était un ennemi il y a encore peux j'apprécie sa nouvelle allégeance. Si les membres des clans montrent tous autant de loyauté envers Griswald cela nous ouvrira des perspectives énormes.
Avec quelques hommes des Flèches nous préparons le terrain pour l'installation des hommes du clan. Il y aura , a n'en pas douter, beaucoup de femmes et d'enfants. Il faudra les aider au début mais c'est aussi le devoir des vainqueurs de s'occuper des vaincus. Nous avons rassemblé de la nourriture et des fournitures, ce qu'il faut pour passer le reste de l'hiver. Puisque nous sommes au champs des freux chez envoyés quelques hommes surveiller notre frontières. Ces derniers m'ont signalés que des éclaireurs Royster sont venu voir un peu ce qu'il se passait. Je suis sur que ça ne vas pas leur plaire. D'ailleurs c'est bien pour cela que l'Aboyeur a accepté.


Maestre Meylan.

Les soldats sont à peine rentrés que déjà le seigneur Minfard pense à la suite des événements. Il fait bien, il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Si cette victoire contre les sauvages est une bonne chose cela ne reste qu'une partie de chasse. Le conseil s'est déjà réunis plusieurs fois pour évoquer la campagne et ce qu'il convient de faire. Minfard hésite et prend conseil j'ai l'impression aussi qu'il prépare sa succession. Sa fille par trop sanguine a été quelque peu mise à l'écart, son fils, Kortefard, est lui très présent. Il semble avoir pris conscience qu'être à la tête d'un fief nécessite plus qu'un bon coup de hache. Il a d'ailleurs entrepris avec moi un apprentissage de la lecture. Ce sera long et fastidieux mais il faut le faire. Ser Marcus a aussi souhaité des cours. Finalement c'est un maître d'école dont ils avaient besoin ici pas d'un Maestre de mon niveau. Un soir, alors que j'étais penché sur les archives de Noirpic, le seigneur Minfard m'a fait venir. Il se demandait comment investir le château Mefflyg. Même si l'ordre de bataille n'est toujours pas décidé il cherche à savoir si cela est possible, préparant ces différentes options d'interventions avant que celle ci ne s'impose à lui par les faits. Il fait preuve la d'une grande sagesse militaire pour un seigneur ne sachant lire. Comme quoi ce personnage est très intéressant. Les Griswald ne possèdent aucune arme de siège, qui plus est au vue de la région et des différents châteaux de la région cela paraît un investissement stupide. Aussi je m'attendais à une telle question. Est ce que je peux , moi, en tant que Maestre, les aider dans leurs conquêtes. J'avais, évidement, une solution à proposer pour peux que l'on me laisse le champ libre et qu'on m'alloue un peu de moyen. Le feu Targaryen, je l'ai étudié à la citadelle mais je n'ai jamais pu expérimenter. Il faut dire que les Maestre ont un esprit étroit à ce sujet et que cette discipline est taboue pour la majorité du collège. Minfard a l'air plus ouvert sur ce qu'il appelle « sorcellerie » il me pousse a essayer autant dire qu'il y a peu à faire ce sujet me passionne depuis que je suis en âge de lire. Pour une fois je le sens vraiment intéressé par ce que je peux faire. Cela m'étonne que ce soit à ce moment là qu'il me considère comme utile alors que j'apporte tant à ce fief. Je me met en quête des composants nécessaires et d'un local adéquat pour mes recherches. Pouvoir commencer des recherches à ce sujet sans être pris pour un fou dangereux m'excite particulièrement, il y a tellement à découvrir dans ce domaine et qui d'autre pourrait le faire aussi bien que moi.


Blooemkern.

Cela fait un mois que le capitaine m'a demandé de rallier les survivants des miens. Il a promis terres et protections pour ceux qui se rangeront sous la bannière de son chef l'Aboyeur. Le voyage fut rude et le retour sur les terres de mes ancêtres douloureux. Ce qui reste des Aurochs noirs n'est plus qu'un ensemble de petit groupes pathétiques essayant de survivre à l'hiver sans réserves ni lieux sûr ou s'abriter. J'ai été raillé, insulté, chassé par certains. Je les comprends pour eux je suis un traître, un chien. Pourtant certains m'ont écouté, dit qu'ils réfléchiraient. Ils pensent que c'est un piège, qu'ils seront massacrés par les hommes de fer. D'autres ont décidés de me suivre mais avaient ils le choix? Beaucoup ne sont que des femmes et des enfants et alors que l'hiver n'est qu'en son milieu ils ne peuvent qu'attendre que le froid et la faim aient raison d'eux. Finalement c'est avec une cinquantaine de personnes que je reviens des femmes, des enfants et quelques hommes. Ce sont les plus désespérés ceux, qui n'auraient jamais passé l'hiver. Perdus pour perdus ils préfèrent tenter leur chance avec les hommes de fer. Je sais que d'autres suivront après quand ils auront vu que ce n'était pas un piège. Si ça n'en est pas un. J'espère que cela n'en est pas un. Le capitaine à l'air d'être un homme de parole mais les autres. La route de retour multipliera mes doutes et mes peurs. Et si j'étais vraiment un traître malgré moi, si je menais mes sœurs et mes frères à une mort certaine ? Je serais damné à jamais.


Dan Stone.

Blooemkern est arrivé avec une cinquantaine des siens. Il y aurais aussi quelques Chats sauvages dans le lot mais qu'importe. Blooemkern a l'air content de me voir sur place, comme rassuré. Par contre, ses compagnons d'infortune, car on ne peux les nommer autrement, transpirent la peur. Quelques uns baragouinent notre langue, cela m 'étonne. Je fais traduire pour les autres les salutations de Minfard ainsi que les devoirs qu'ils ont désormais envers lui si jamais ils demandent sa protection. Je veux tous les voir c'est important et je veux que tous sachent à qui ils doivent leur salut. Finalement l'atmosphère se détend quand les Flèches commencent à distribuer de la nourriture chaude. Une fois rassasier le camps sera vite monté, mes hommes aident au mieux. Ce sera difficile mais je suis sur qu'on peux les intégrer au fief. De plus ils sont débrouillard, même les plus jeunes se mettent à la tâches montant les tentes, regroupant le bois. Minfard m'a autorisé à employer une partie des Marcheurs pour hâtés la constructions de la salle commune, je sais bien qu'il fait ça parce que cela me tiens à cœur. Mais l'important c'est que ce soit fait. J'ai acheté deux brebis et un mouton pour que les femmes aient du lait pour les nourrissons. L'ancienne, une femme étrange, m'a demandé de remercier l'Aboyeur au nom de tous pour ses bienfaits et sa mansuétude. Le soulagement dans le camps et la joie des jeunes mères faisaient plaisir à voir, heureusement car cela m'a valu une semaine horrible avec Brumhil, ma femme, qui ne comprend pas pour quoi c'est notre argent personnel qui a servi à l'achat des bêtes. Je ne peux pas lui dire que je ne veux pas trop en demander à Minfard et que je ne suis pas sûr que dame Eleyne donnerait son aval pour cet achat.


Gatrin Vauval; Membre des Marteaux de Griswald.

L'entraînement a repris. La campagne contre les sauvages a été bien menée et nous en sommes sortis renforcé. Mêmes les bleus s'en sont plutôt bien tiré, mais bon il faudra encore du temps pour que cela devienne des vrais soldats. Il se dit qu'une deuxième campagne se prépare déjà. Ser Raymond manque à tous mais Ser Marcus semble bien reprendre la suite. Il nous a remis à l'entraînement et prend ses marques. En tous cas personne ne remet en cause sa nomination. Il est jeune, compétent et il a l'oreille des Griswald père et fils. Bien sur certains membres plus anciens auraient pu prendre la relève de Ser Raymond mais c'est encourageant pour les plus jeunes de la garde de savoir que des promotions sont possibles.
La vie quotidienne a repris son cour. Néanmoins le raid d'Arryneis la sanglante nous a tous marqué. Ser Raymond en quittant le service des Griswald a s'en doute fait le bon choix. C'est un vrai Ser, un pour qui les valeurs de la chevalerie ont un sens. Il n'a pas hésité a marqué sa désapprobation. Certains regrettent de ne pas avoir fait ce choix, mais bon la guerre c'est la guerre et il y a des choses qu'il faut faire puis les oublier cela fait parti du métier, c'est à cela qu'on reconnaît un vrai soldat.


Maestre Meylan.

Cela a fait une petite détonation. Je suis partagé entre le ridicule de l'effet et les possibilités que cela ouvre. Bien sur le tonneau que j'avais fait remplir et placé dans la cour a éclaté sous le coup de l'explosion. Mais je suis déçu par le rendu. J'ai été trop prudent sur le dosage. Je pense qu'il faut que je revoie mes calculs et prenne en compte l'altitude et la température de l'air. Dans tous les cas cela fonctionne. Je suis passé de la théorie à la pratique en 10 jours. Je doute que beaucoup d'autre Maestre pourraient se targuer d'aussi bon résultat. Au final ce premier test est positif. Je donne des consignes aux abrutis hagards qui sont autours de moi et me pressent de questions. Pourquoi essayer de comprendre quelques choses qu'ils ne peuvent même pas envisager alors que des tâches correspondant à leurs capacités leurs sont données. C'est à dire remettre en ordre la cour et me construire un mur assez solide pour le deuxième essai. Les réponses, je n'ai pas à leur en fournir de toute façon ce n'est pas comme s'il pouvait comprendre ce que je fais. Chacun à sa place et celle des abrutis est d'obéir aux ordres simples que l'on leur donne.
J'informe le seigneur Minfard que comme convenu je pourrais ouvrir une brèche dans l'enceinte du château Mefflyg, cela semble l'exciter presque autant que moi. Il convoque de suite un conseil de guerre restreint. Il y a son fils, l'héritier, Ser Marcus, Thybalt, Chie-rouge et le bâtard. Minfard passe, à ce dernier, beaucoup trop de chose à mon goût en ce moment, il faudrait peut être que j'en discute avec dame Eleyne. Cette histoire de village de sauvage, les vivres et le matériel fourni cela me dégoûte. J'avais proposé qu'une fois ces animaux arrivés on les fassent massacrer pour régler ce problème une fois pour toute. Le seigneur Minfard a refusé, disant que cela ne pouvait pas faire de mal et que cela occupait son bâtard.
Kortefard et Ser Marcus sont pour une action complète et directe. Détruire les hommes de Gawyn dans un premier temps, puis prendre le château Mefflyg et annexer leurs terres. Quand à moi j'évoque l'idée de laisser en place Armald sous tutelle d'un homme sur de Griswald. Cela permettrait de donner à la famille une réputation de pacificateur de la région. De plus je pense que prendre le contrôle de ces terres est une erreur qui risque de nous coûter cher pendant de longues années. Néanmoins les va t'en guerre ont le dessus et la faveur du Seigneur Minfard. Les Mefflyg seront détruits sans distinctions et nous verrons par la suite ce que nous ferons de leurs terres et du Château. Ser Marcus semble d'ailleurs très intéressé par le fief et j'ai l'impression qu'après la garde il souhaite se construire son petit territoire. Il va falloir faire attention à ce que son ambition ne vienne pas saper la puissance Griswald. Tant que Minefard est là il n'y a pas de risque mais ce contentera t'il d'être capitaine quand ce sera à Kortefard de prendre la succession ? L'ambition des hommes est leurs plus grand atout mais aussi leur plus perverse faiblesse. Entre lui, dame Arryneis et le bâtard, Kortefard a intérêt à faire attention.


Dan Stone.

Le conseil a été expéditif. A priori tout était déjà décidé. Nous allons une nouvelle fois porter les armes contre les Mefflyg et l'Aboyeur semble vouloir que ce soit la dernière. Kortefard et Ser Marcus sont du même avis et la campagne risque de s'annoncer meurtrière. Je comprend enfin ce que manigance le Maestre. Il a trouvé un moyen de faire exploser les murs. Je ne sais pas comment il s'y prend mais quelque uns des Flèches présent lors de la première explosion m'ont raconté que c'était de la sorcellerie. L'Aboyeur semble aussi croire en cela. Ça ne me rassure pas. Néanmoins je fais confiance au seigneur Minfard pour faire les bons choix. Dans tous les cas je profite de ce conseil pour évoquer la constitution possible d'une troupe d'auxiliaire des clans. Le village a pris forme et poussés par les nouvelles de l'accueil qui a été réservé aux premiers réfugiés, d'autres membres des Aurochs Noir et des Chats sauvages sont arrivés. Il y avait plus d'hommes lors de ce second convoi et surtout j'ai pu repérer de rudes combattants. Quand j' avais évoquer cela au Seigneur en privé il avait souri et dit que tout compte fait ce village pourrait peut être servir à quelque chose. Griswald possèdent maintenant une troupe capable en forêt et en terrain difficile. Cela va nous être utile pour la campagne qui se prépare. Pour le moment c'est Blooemkern qui les commande mais par la suite je souhaiterais le reprendre à mon service, il faudra trouver quelqu'un d'autre.
Suite au conseil, je donne l'ordre au Flèches de se préparer. Pendant ce temps là j'envoie trois groupes en reconnaissance sur le territoire ennemis. Le premier est chargé de reconnaître les abords du château et de sonder ses défenses. Les deux autres doivent reconnaître le territoire Mefflyg et trouver la trace de Gawyn et de ses hommes. Comme la dernière fois nous avions perdu des hommes les groupes de reconnaissance seront plus important, composés de trois Flèches et de trois membres des clans cela afin d'optimiser leur efficacité mais aussi de continuer à tisser des liens avec ces nouveaux venus. Je prend la tête du dernier groupe. Nous partons pour quinze jours et nous nous équipons en conséquence. De notre réussite dépendra la campagne, nous ne pouvons et ne devons rien laisser au hasard.


Gatrin Vauval.

Ser Marcus intensifie notre entraînement. Nous repartons en campagne d'ici un mois. Deux campagnes en un même hiver, l'Aboyeur est en forme! Picnoir est en effervescence, l'intendance s'active et tente de répondre à toutes les demandes. Dan est partis avec certains de ses hommes et des sauvages en reconnaissance, comme d'habitude. L'héritier continu de former les bleus et cela semble porter ses fruits. Nous ça nous amuse de les voir se planter sur des manœuvres simples mais bon on est passé par la aussi. Avec quelques autres des Marteaux ont a commencé à lancer des paris. Lequel des bleus se fera rabroué par Kortefard lors de l'entraînement matinal. Aujourd'hui j'ai perdu mais mon poulain, un jeunot gauche comme un crapaud, à réussi à se faire engueuler les trois jours précédents. Je l'aime bien il me fait gagner de l'argent et le voir rougir comme une pucelle dès que Kortefard s'avance sur lui en le menaçant nous fait tous rire.
Le Maestre continu ses expériences. L'autre jour il a fait exploser un mur de pierre sous les yeux ahuris des maçons qui avaient mis cinq jours à le construire. Le seigneur Minefard était avec lui ce jour là et il semble ravi de ce qu'est capable de faire le Maestre. Certain d'entre nous par contre ne sont pas du même avis. Cela semble malsain, on dirait de la sorcellerie ou de la magie ancienne. D'ailleurs dans les tavernes de Slohàràn il se dit qu'à trop courroucer les Sept, Noirpic finira par tomber. Mais bon c'est des racontars de bouseux alcooliques. Certains vétérans des Marcheurs m'ont appris que sous le règne des Targaryens cette magie était plus courante et qu'on s'en servait lors des sièges ou de certaines grandes batailles.


Dan Stone.

Le temps est merdique. La pluie glaciale n'a pas arrêté depuis notre arrivé dans les bois Mefflygs. On n'y voie goutte et le terrain se révèle mortel à chaque pas. Nous sommes tombés sur des éclaireurs de Gawyn quasiment nez à nez alors que nous cherchions un refuge pour la nuit. Cela c'est passé très vite. Ils ont levés leurs armes, nous avons tirés, ils sont tombés. Ceux qui n'ont pas été tué sur le coup ce sont rendu immédiatement. C'est après que j'ai su que c'était des hommes de Gawyn parti fourrager. Je nous ai fait passé pour une compagnie de franc-tireur cherchant contrat et j'ai bien fait. Ils ont une telle haine depuis l'attaque de Dame Arryneis et des Marteaux. Je n'avais pas conscience de l'ampleur du massacre perpétré mais à priori cela a l'air terrifiant. J'arrive à faire parler un des prisonniers. Un fils de soldat. Son père était fidèle aux Mefflyg et quand le jeune Armald est arrivé, placé par les Boltoch, il a suivi Gawyn dans sa résistance. Ils seraient cent cinquante combattants ainsi que des femmes et des enfants, installés dans la forêt attendant le retour de temps plus clément. Leur moral n'a pas l'air d'être au mieux. La guerre civile les ronge et l'attaque d'Arryneis a tué nombre d'entre eux et découragé les autres. Je laisse partir ce jeune soldat. Je le fait suivre par des hommes des clans pour repérer le campement. Maladroitement je lui propose de me rallier lui et ses compagnons à un endroit donné. En fait j'aimerais tendre un piège à Gawyn mais il a l'air d'un bon combattant et d'un sacré forestier je finis par abandonner cette idée, nous ne sommes pas assez nombreux. Dans tout les cas nous n'aurons pas tout perdu, les auxiliaires ont pu localiser le camp et c'est avec ces nouvelles que nous rentrons à Noirpic, fatigués, trempés et gelés. Bruhnil me fait toujours la tête. Son frère vient me voir à mon retour, sa sœur pense que je la trompe avec une « sauvage ». Décidément j'ai vraiment du mal à la comprendre par moment.


Mestre Melyan.

Nous sommes de nouveau convoqués. C'est le dernier conseil avant le départ. Les hommes du bâtard ont fait leur travail et localisé le camp adverse. Ils m'ont aussi ramené une description précise du château. De mon coté l'explosif est prêt. Je pense que cela devrait suffire, j'en aurais bien fait plus mais les composants sont limités.
Le seigneur Minfard, Kortefard, Ser Marcus peaufinent leur plan d'attaque. Le campement sera le premier visé. Le but est d'éviter toute fuite. Dans un deuxième temps pendant qu'un partie de l'infanterie et que les archers attireront l'attention à l'entrée du château le reste des hommes sera massé sur le flanc afin d'investir les lieux dès que la brèche sera ouverte. Le seigneur Minfard mènera les hommes. Cela ne me rassure pas au vue de son état de santé. Mais il semble tenir à cette deuxième manche contre les Mefflygs. De ce fait je dois aussi être du voyage pour veiller sur son état de santé. D'un autre coté je veux voir le résultat de mes travaux, je ne raterais cela pour rien au monde et de toute façon personne ne serait capable de me ramener un descriptif suffisant pour la suite de mes recherches.


Gatrin Vauval.

L'armée est en route. Le seigneur Minfard nous mène, son jeune page portant haut l'étendard Griswald sur son flanc gauche, et Ser Marcus à son flanc droit. Nous autres, les Marteaux de Griswald, nous suivons l'Aboyeur en rang serré, impeccable, comme lors des campagnes précédentes. Pour les plus anciens cela rappel des souvenirs forcément enjolivés. Pour nous autres les plus jeunes cela nous permet de penser à la même gloire que nos vétérans. Ce ne sont pas des sauvages que nous affronterons cette fois mais de vrai soldats. C'est pour cela que Minfard nous mène, et c'est parce qu'il nous mène que nous allons vaincre.
Derrière nous suivent les Marcheurs. Kortefard est à leur tête. Ils sont fier qu'il ait choisi d'être avec eux et non avec son père comme il en avait le droit. Ils sont transcendés quand il est là. Ces derniers temps ils ont fait des progrès considérables. Même mon poulain ne rougit plus autant qu'avant.
Suivent le train de bagage escorté par les Flèches de Dan et, à distance raisonnable, ainsi qu'autours de l'armée sont égayé les sauvages, ces nouvelles recrues. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'avoir accepté ces sauvages. Qui plus est, ils nous ont fait du tort, et je n'ai pas confiance. Mais bon. Nous autres des Marteaux de Griswald nous aurons un œil sur eux. Nous sommes en route pour un lieu nommé « La Fosse », c'est là, d'après Dan, que Gawyn a pris ses quartiers d'hiver. Il ne le sait pas encore mais il ne verra pas le printemps


Maestre Melyan.

La route est désagréable au possible. Dans mon chariot, couvert de plusieurs épaisseurs de fourrure, je vérifie et revérifie mes calculs et estimations. Je pense que cela va fonctionner. Je ne peux pas me tromper. Je profite de la route pour préparer une potion pour le Seigneur Minfard. Ses rhumatismes le fond souffrir et voyager à cheval par ce temps n'arrange rien. Pour sauver son image et lui permettre de se reposer, je propose à Kortefard et Ser Marcus de faire la dernière partie du voyage tous ensemble dans un chariot pour peaufiner leur stratégie. Ce n'est pas que la promiscuité me convienne mais au moins le seigneur est au chaud et au repos. La potion que je lui est préparé va lui permettre d'être au mieux le jour de l'assaut mais je lui ai fait promettre que par la suite il devrait se reposer au moins un jour complet. Arrivé à un certain âge il faut savoir faire des compromis.


Dan Stone.

Arrivé à moins d'un jour de la Fosse je prend la tête des écorcheurs. C'est le nom que leurs ont donnés certains soldat de l'infanterie et finalement ce qui est une insulte dans leur bouche semble faire rire les membres de clan. Les Flèches seront commandés par Sinard, comme d'habitude en mon absence. Je le sais économe en vie et c'est un très bon meneur d'homme. Nous avançons dans les bois. Les écorcheurs sont vraiment dans leur élément et je peine à suivre le rythme. Bloomkern est en permanence à mon coté. Il sait que si je suis là c'est aussi pour les évaluer, voir ce qu'ils sont capable de faire. Cela le rend nerveux et moi ça m'amuse. Nous prenons position derrière le camp ennemi. C'est facile, presque trop. Il n'y a quasiment pas de guetteurs. Tapis dans le sous bois, à l'orée de la clairière ou Gawyn a installé sa troupe pour l'hiver, nous attendons les premiers cris qui signalerons l'attaque de Griswald.


Sinard.

Le commandement des Flèches m'échoie comme à chaque fois que le capitaine est appelé ailleurs. Nous prenons position. Notre rôle est simple. Nous allons nous avancer à une distance raisonnable, tirer au hasard sur le camp trois bordé de flèches pour forcer les Mefflyg à nous attaquer et laisser la place à l'infanterie et la garde pour le choc du mur. Les Flèches sont prêt, au aguets. Nous nous positionnons en silence et une fois en place, le seigneur Minfard me fait signe. Je lance alors l'ordre. Archers engagé, Archers tiré. Et une pluie de flèches s'abat sur le camp. La première salve n'est pas meurtrière, les adversaires dormant quasiment tous. Par contre de suite le camp se réveille. Des ordres sont criés, des hommes se rassemblent promptement, prêt à se défendre et cela leur coûtera la vie. La deuxième volée de flèches les cueille alors qu'ils n'ont pas pris le temps de s'équiper. Sans armures ni protections ils sont anéantis immédiatement. J'allais ordonner un troisième tir quand les ordres de Minfard résonnent à mes oreilles. « Griswald à l'assaut !». L'aboyeur est un vieux combattant, il sait quand il faut charger et bousculer le plan de bataille. L'adversaire sous le coup de la surprise et des pertes déjà subit va prendre de plein fouet les Marteaux et les Marcheurs emportés par leur élans et par la fougue de leurs capitaines respectifs. Déjà Kortefard et Ser Marcus sont au centre du camp enfonçant la maigre ligne de combattant adverse qui a eu à peine le temps de se former. Derrière eux se déverse toute l'infanterie. Frappant au hasard anéantissant toutes tentatives de résistance. Minfard est là, au centre, criant ses ordres et invectivant ses hommes et ses ennemis. Je donne l'ordre de déploiement aux Flèches. Nous encerclons le camp faisant jonction avec les écorcheurs. L'opportunité aidant, une dernière volée de flèche part s'abattre sur nos ennemis et ce, juste avant le choc, semant la panique encore plus dans les rangs ennemis.


Dan Stone.

J'entends les ordres de Sinard suivi par le bruit si caractéristique des flèches en train de plonger vers leurs victimes. Le camp s'agite, les hommes tentent de s'organiser mais c'est une franche pagaille. Au milieu des tentes je voie apparaître un homme qui essaye d'organiser la défense. Il ressemble à la description de Gawyn. Je prend mon temps, ajuste mon tir et le touche par deux fois. Loin de tomber il disparaît. Je change de place car je pense qu'il m'a repéré, je ne voudrait pas devenir la cible. Je guette sa réapparition mais rien. Je sens que les hommes des clans commencent à s'agiter, je leur ordonne d'attendre, de rester tapis. Les écorcheurs ne doivent pas oublier leurs rôles dans cette bataille. Il ne doit pas y avoir de fuyard!


Gatrin Vauval.

L'assaut est brusque et rapide. Ser Marcus nous mène de suite au cœur du campement pendant que les Marcheurs ratissent les cotés du camp et les premières tentes. Minfard, Kortefard et Ser Marcus ont enfoncé les lignes ennemis comme s'ils ne s'agissaient que de simples paysans armés de bâtons. Il n'y aura pas de mur, le combat sera bref. Ser Marcus se charge d'un des lieutenants tandis que Kortefard fait tourner autours de lui sa hache créant un vide impressionnant. Les coups pleuvent, les hommes tombent, mais pas de notre coté. La surprise semble total et déjà certains fuient. Tout d'un coup un cri suivi d'un ordre de Ser Marcus. D'un seul homme les Marteaux viennent protéger Minfard. Celui ci a reçu une flèche dans l'épaule droite. Les vétérans le savent quand c'est trop facile et que les hommes se dispersent on fait des erreurs et là nous en avons fait une. Notre seigneur est touché, faite qu'il ne meurt pas.


Sinard.

Un cri de l'Aboyeur, un ordre de Ser Marcus, les Marteaux qui font mouvement. Le seigneur Minfard est touché. Je vois les membres de la garde se jeter sur lui faisant bouclier de leur corps. Puis je voie Minfard se relevant, bousculant les hommes autours de lui et arrachant une flèche de son épaule droite. Il rugit et ordonne de ne pas laisser de survivant. Or sur les flancs certains tentent déjà de s 'échapper. Nous coupons toute possibilité de retraite. Certains arrivent au corps à corps et nous avons mal à partir avec ces désespérés qui n'ont même plus l'espoir d'être simplement prisonnier. Les coups sont rudes mais nous tenons notre position.



Dan stone.

Minfard l'Aboyeur est touché. Je suis sur que c'est Gawyn, mais je n'arrive pas à le repérer. Minfard ordonne de tuer tout le monde mais c'est sous le coup de l'émotion. Les premiers fuyards arrivent à l'orée et avant qu'ils n'aient le temps de comprendre ils se font arrêter par les écorcheurs. Très peu arriverons à s'échapper. Bientôt ce ne sont plus des hommes qui fuient mais des femmes et des enfants. Ils tentent de s'échapper du camp où une folie meurtrière semblent avoir pris tout les hommes. Je vois les soldats de Noirpic massacrer indifféremment, hommes, femmes, enfants et même bébés. Des têtes sont décapitées. Des jeunes filles violées alors même que le combat n'est pas finis. Un soldat des Marcheurs essaye de détacher de sa lance le corps du bébé qu'il vient d'embroché à même des mains de sa mère. Je cherche désespérément du regard Ser Marcus ou Kortefard mais je n'arrive pas à les voir dans cette cohue morbide. J'invective les écorcheurs. Les femmes et les enfants doivent être fait prisonniers je ne tolérerais pas d'acte de barbarie sous mon commandement. Les laissant aux ordres de Blooemkern je vais transmettre le même ordre à Sinard. Passant près du campement en feu, ce que je voyais de loin devient horrible. Était-ce vraiment nécessaire?


Maestre Melyan.

Je suis appelé sur le champ de bataille, la Fosse selon les pèquenauds du coin. Le seigneur Minfard aurait été touché pendant le combat. En arrivant aux abords du lieu de l'affrontement, l'odeur des corps s'étant vidé manque de me faire vomir. Mais bon c'est la guerre. Minfard est en train de donner ses ordres. Kortefard et Ser Marcus font le tour de leurs hommes. Les sauvages sont déjà en train de dépouiller les corps. Ils ont fait un sacré carnage et ont massacré aussi les femmes et les enfants. Je savais qu'on ne pouvait pas les dresser. Des animaux restent des animaux. La blessure de Minfard est profonde mais je ne craint pas pour sa vie. Il est robuste. Néanmoins je l'oblige à prendre du repos, je ne veux pas qu'on m'accuse de ne pas avoir su le soigner. Au passage je récupère la pointe de flèche j'aimerais vérifier qu'elle ne vienne pas d'un des membres des Flèches voir de Stone lui même. Cela ne m'étonnerais pas que le bâtard tente un jour d'usurper la place du seigneur et là l'occasion semblait belle. Du fait de la blessure de Minfard et pour réorganiser nos troupes, l'armée va donc stationner un jour, non loin du champ de bataille. Ce lieu n'a certainement jamais aussi bien porté son nom. Minfard va en profiter pour convoquer un conseil. Mais pour tous le plan d'attaque est déjà connu. En retournant à mon chariot pour revérifier une fois de plus mes calculs, j'aperçois un groupe de prisonnier escorté par des écorcheurs et des Flèches. Ils semblent partir en direction de Griswald, il y a la une trentaine de femmes et d'enfants hagards. Quittent à détruire son ennemi autant le faire jusqu'au bout... C'est encore une combine du bâtard, je le sens.


Gatrin Vauval.

Après coup cela a été une boucherie. Quand le seigneur a été touché je crois que plus aucun d'entre nous n'a eu de retenu. Le cri de vengeance de son fils, Kortefard, a résonné au oreille de chacun. « Tuez les tous ! » Et c'est ce que nous avons fait. J'ai commis par le passé des choses dont je ne suis pas fier mais là je me dégoutte. Je sais que nous sommes plusieurs dans ce cas cela se voie mais nous n'en parlons pas. Nous préférons nous taire et tenter d'oublier. D'un point de vue militaire cela a été un combat sans erreur. Il n'y a quasiment aucune perte de notre coté. Le plan a été appliqué à la lettre, les ordres suivis, une belle bataille. Mais après...Je n'en ai pas dormi cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans cette fosse et que des mains d'enfants sanglantes sortaient de terre et m'attiraient dans le sol. Je ne pouvais rien faire. Le regard des autres est lourd de sens et de reproche. Celui des Flèches et de Dan a finis de nous mettre mal à l'aise quand ils ont traversé le camp avec les prisonniers qu'ils avaient fait. Même les écorcheurs, ces sauvages, ont épargnés les femmes et les enfants. Alors que nous.. Quand le convoi de prisonnier est passé j'ai eu l'impression que les Flèches ne les gardaient pas mais qu'ils étaient là pour les escorter, comme pour protéger des agneaux de loups enragés. Et les loups c'étaient nous. J'ai honte, j'espère que cela va finir par partir mais j'ai peur que non.


Dan Stone.

La moitié de l'infanterie et les Flèches sont positionnés devant la lourde porte du château Mefflyg. Nous sommes hors de portée de tir de la garnison massée sur les remparts. Nous étions attendu et ce n'est guère une surprise. L'enceinte est parsemée de torches et tout le château semble sur le qui vive. Question discrétion on repassera. Soudain un émissaire apparaît à une poterne. Il porte un drapeau blanc ce qui ne lui facilite pas la tâche quand il descend le long d'une corde. Il me demande si nos intentions sont hostiles et si notre seigneur peux parlementer avec le seigneur Armald. Que lui dire ? évidement nos intentions sont hostiles. Je le renvoie indiquant que le seigneur Minfard n'est pas encore là, qu'il devrait nous rejoindre demain et que c'est avec lui qu'il faut parler. Est ce qu'un demi-mensonge doit être seulement à demi pardonné? Soudain des clameurs et des bruits à l'est. Je pense que le gros de l'armée est en place et que l'assaut va avoir lieu. Le Hérault retente de discuter je lui conseille de s'abriter s'il ne souhaite pas mourir. La prise de Mefflyg va avoir lieu. Pourvu que le Maestre ne nous ai pas roulé dans la farine avec ses prétendus pouvoirs. Puisse le guerrier veiller sur nous en cette dernière nuit de campagne.


Maestre Melyan.

Arriver à une distance raisonnable des fortifications des Meffylg a été éreintant. Décidément je ne suis pas fait pour le grand air ni pour les exercices physiques. Je suis au coté du Seigneur Minfard ainsi que de son fils et de Ser Marcus. Un groupe composé de soldat s'avance rapidement en direction du mur d'enceinte. Mon apprenti est avec eux tenant le fruit de mes recherches. Ils doivent desceller une pierre du mur et insérer la barrique. Cela pourrait être simple, malheureusement ils sont vite repérés et pris pour cible. Rapidement c'est un désastre. Tandis que certains de nos hommes arrivent au mur et essaye de faire écran avec leurs bouclier d'autres commencent à desceller un moellon du mur. Mais les défenseurs ne semblent pas vouloir laisser faire. Un premier de nos hommes tombe transpercé par des flèches, puis un deuxième. Et mon idiot d'apprenti reste là, à pisser dans sa robe alors qu'il participe à une expérience incroyable. Le seigneur Minfard peste contre les défenseurs qui risquent à tout moment de faire échouer notre plan. Alors qu'un troisième soldat tombe Kortefard se retourne vers moi me disant, en laissant tomber sa hache à mes pieds, « Garde la moi ». Comme si j'allais en faire quoique ce soit! Puis il s'élance vers le mur suivi de près par Ser Marcus. Ils arrivent, par miracle, intacts au mur et commence à travailler comme des forcenés. Au dessus la réplique ne se fait pas attendre. Sous le commandement d'un Ser en armure complète, des soldats commence à essayer de détacher une partie du rempart pour écraser l'héritier. Minfard comprenant la manœuvre commence à les invectiver. Ramenant ainsi toute l'attention sur lui, il laisse le temps à son fils et à Ser Marcus de préparer l'emplacement. Puis tout va très vite. Minfard est pris pour cible par une dizaine de traits. De suite la garde s'avance pour le protéger. Mon apprenti dans un éclair de lucidité place l'explosif dans le trou enfin creusé et allume la mèche. Au même moment un morceau du rempart s'écrase à l'endroit où se tenait les hommes. Deux soldats y laissent la vie, broyé par un lourd bloc de pierre. Les autres ne doivent la vie sauve qu'à l'intervention conjointe de Kortefard et de Ser Marcus qui ont maintenu les boucliers en place sous le poids des pierres puis qui ont réussi à ramener les survivants à l'abri avant l'explosion. Et là, magnifique, une première explosion forte, impressionnante a retenti. Tout le monde c'est figé assaillants et défenseurs. Puis un bruit sourd, un grondement, la muraille a commencé à se fendre. Les défenseurs se sont dispersés sous l'impulsion de leur chef mais c'était trop tard, tout un pan du mur s'est écroulé, entraînant les hommes des Mefflyg. Quand la poussière est tombée Minfard et les hommes de Griswald commençait a envahir la brèche.


Gatrin Vauval.

Le mur s'est écroulé d'un coup. Je n'en revenait pas. Puis une clameur, un cri Minfard l'Aboyeur sonnait la charge. Ser Marcus qui en avait réchappé de peu nous a rallié et comme prévu la moitié d'entre nous l'a suivi pour prendre position devant l'entrée de la deuxième enceinte. Minfard avec le reste des Marcheurs a pris position pour tenir la brèche. Alors que nous montions à l'assaut nous avons vu Kortefard revenir vers nous en criant de ne pas l'attendre. J'ai appris plus tard qu'il avait laissé sa hache et qu'il partait la rechercher.
Dans l'enceinte le choc a été court. Un îlot de résistance s'est formé au centre de la cour sous impulsion d'un homme en armure. Nous avons vite renversé ce début de résistance et leur chef, qui n'était autre qu'Armalt lui même, s'est jeté sur Ser Marcus. Après que les deux protagonistes se soient toisés et mutuellement reconnus comme des adversaires de valeur, un duel s'est engagé. Tout deux étaient vif mais leur style était très différent ce qui a déstabilisé Ser Marcus au départ. Mais il a vite repris le dessus et il aurait eu le temps d'accorder une belle mort au seigneur des Mefflyg si un archer ne s'était pas mêlé de ce combat. Néanmoins cela nous à fait perdre du temps et nous n'avons put rallier l'entrée de la deuxième enceinte qu'après ce duel. Autours de nous, dans la cour, il n'y avait plus de résistance. Les écorcheurs s'étaient déjà précipités sur les traînards et semaient la confusion dans les bâtiments. Entre notre impact, la charge de Kortefard et des Marcheurs en direction du pont-levis, et le travail de sape des écorcheurs toutes résistances avaient été balayées. Le temps de reprendre nos esprit nous continuâmes vers le pont levis donnant sur la deuxième enceinte mais il était trop tard les portes se refermèrent juste devant nous.
Pendant ce temps Kortefard et ses hommes investissaient les tours gardant la herse. Après un combat court mais acharné, le contrôle des défenses fut pris et les herses levés. Restait à Kortefard d'ouvrir les portes en bois bloqués par un lourd madrier. Il réussi à faire cela seul soulevant l'étonnement et l'admiration des Marcheurs qui l'accompagnaient.


Dan Stone.

Les clameurs nous ont indiqués que les hommes de Griswald avaient put investir l'enceinte. J'ai fais approcher les Marcheurs en formation de tortue pour se protéger des derniers défenseurs positionnés face à nous. Les Flèches ont suivis, eux aussi protégés par le mur de bouclier. Et nous nous sommes retrouvés tous devant la lourde porte en bois, attendant, plaqués les uns contre les autres que les battants s'ouvrent. Et ils se sont ouvert sur Kortefard nous souriant tenant à bout de bras un madrier que trois hommes n'aurait pu soulever.
Un bref coup d'œil à l'intérieur. Ser Marcus contrôle le pont d'accès à la deuxième enceinte mais des défenseurs y semblent retranchés. Minfard pousse ses hommes à enfoncer la porte de la tour de garde est. Kortefard rallie ses hommes et commence à prendre le contrôle des différents bâtiments. Je voie passer des groupes d'écorcheurs ça et là semant le trouble chez les rares défenseurs encore vivant. J'investis le mur est avec des hommes et me lance à l'assaut de la porte haute de la tour de garde. J'ordonne à Thybalt de faire de même sur le mur ouest de façon à ce que les Flèches puissent couvrir le champ de bataille. Une fois en haut je voie que Ser Marcus et ses hommes ont mal à partir avec un combattant. Je décoche deux traits au passage et me lance à l'assaut de la tour sans regarder si mes flèches ont portés.
Et tout s'arrête. La porte du bas cède puis celle du haut. La tour est investie. Toutes les défenses tombe une à une et de nouveau le massacre commence. Comme s'il ne pouvait avoir de pitié, comme si cette campagne devaient forcément se dérouler dans le sang. Je rallie les Flèches et ordonne à Blooemkern de faire de même avec les écorcheurs qui sont déjà en train de piller ce qu'il reste du château. Je divise les Flèches une partie couvrant le château les autres faisant des prisonniers et les protégeant de tout sévices. Pendant ce temps la première enceinte s'emplit des cris des derniers défenseurs tués même quand ils se rendent, sauf si c'est à nous.
La première enceinte nous appartient mais à quel prix! J'apprends que beaucoup sont tombés et que peu de nos adversaires ont été épargnés. Malgré tout ce n'est pas finis. La deuxième enceinte, le vieux donjon, tiens toujours et un certain nombre de Mefflyg se sont réfugié là bas. Un jeune Hérault, à peine quinze printemps demande des pour-parler. Ces derniers n'aboutirons jamais. Il doit être bien crédule pour demander une trêve alors que des massacres ont lieux dans la partie investie du château.



Gatrin Vauval.

Kortefard nous fait installer des planches pour accéder à la porte du donjon. Il n'y a quasiment plus de défenseur pour nous gêner mais malgré tout nous sommes couvert par les Flèches. La porte fini par céder sous nos coups et nous investissons ce qui était le château d'origine des Meffylg. Il n'y a quasiment plus personnes, des écuyers, deux demoiselles d'honneur et dame Torrente l'épouse d'Armald Meffylg. Cette dernière est faite captive par Ser Marcus, l'une des demoiselles d'honneur, Coline Harte est emmenée par Kortefard dans une chambre, l'autre est violé sur place par plusieurs hommes. Avant de mourir des coups et des violences reçues. A croire que les débordements de l'autre jour ne peuvent s'arrêter, les survivants sont massacrés, les femmes violées puis éventrées. Décidément il ne restera rien des Meffylg.
Dame Torrente est emmenée par Ser Marcus au septuaire où a été placé la dépouille de son mari. Elle a l'autorisation de le veiller cette nuit. Je suis de garde devant la porte avec un autres membres des Marteaux. Nous ne parlons pas, nous avons peurs de ce que nous pourrions nous dires. Au milieu de la nuit Ser Marcus revient et entre dans le septuaire. Il en ressortira 15 minute plus tard du sang sur son armure. La chute des Meffylg sera totale.


L'Aïeule.

Elle a demandé sa protection et le repos pour son mari qui gît devant elle sur l'autel. Elle a pleurée une partie de la nuit sur les morts, sur l'ignominie des ces ennemis qui ont mis le château à feu et à sang refusant toutes discussions, tout pourparlers. Puis il est arrivé il lui a demandé de mettre fin à cette mascarade et de se donner la mort elle même. Elle a refusé, l'a insulté. Elle s'est jeté sur lui de désespoir. Sa main tenait un couteau, il le lui a enfoncé dans l'abdomen. Elle a crié, elle l'a maudit lui et les Griswald sur quatre générations. Elle l'a maudit une main ensanglantée sur l'autel où reposait son époux tombé sous les coups traîtres des assaillants de Noirpic. Elle l'a maudit en rendant son dernier souffle. Trois fois les Griswald ont été maudit cette nuit devant moi et devant tant d'autres.


Maestre Melian.

Les Mefflyg sont tombés, restent que nous avons sur les bras un territoire hostile et peu productif. C'est pour décider cela que Minfard nous a réuni le lendemain. Finalement, Griswald prendra le contrôle du sud-est du territoire gagnant là des terres et de précieuses forêts. Le reste du territoire sera proposé à un de nos hommes méritant. Étant donné les liens actuels avec nos vassaux, nous proposerons que ce nouveau châtelain épouse Meredith Lanthferrey et que ce soit son frère qui pourvoit aux dépenses liées à ce territoire. Néanmoins ce territoire sera sous contrôle Griswald et non Lanthferrey. Tout le monde semble d'accord sur cette issue. Même Ser Marcus qui visait là une opportunité de promotion. J'évoque la possibilité de proposer cet accord à Ser Raymond. Chevaleresque et à cheval sur les principes comme il est il y a fort à parier qu'il pourrait accepter. Kortefard et Ser Marcus envisage d'aller soumettre cette requête dès que nous serons de retour à Noirpic. Au final ce conseil se déroule plutôt bien. Minfard a mené sa dernière campagne et il en est fier, son fils et le conseil ont réussi à trouver un compromis assez facilement sur la suite à donner. Je pense que l'absence de femmes à ce conseil à aidé à trouver cet accord. Il me semble qu'il faille envisager une étude sur ce sujet, quand j'en aurais le temps.


Dan Stone.

Le retour me rend morose. Nous retraversons les terres dévastées des Meffylg. Le seul réconfort que je puisse y trouver est que beaucoup des dégâts commis sur cette terre n'est pas de notre fait. Nous devions intervenir mais étions nous obligés d'être si violent ? Parmi les Flèches je sens bien les mêmes questions. La plupart sont des hommes issus des champs ou des bois, le gaspillage de la guerre ne les enchantent point. Nous avons la charge des prisonniers que nous avons fait, de toute façon je préfère que nous nous en occupions nous même. Nous les accompagnerons jusqu'à la limite du territoire Griswald et leurs laisseront le choix partir ou rejoindre le village du champ des freux. J'ai longuement discuté avec Blooemkern à ce sujet. Ces gens ne sont pas des prisonniers ni des esclaves. Ce sont des veuves, des orphelins, des vieillards ayant eu le malheur de voir leurs enfants mourir. Ceux qui souhaitent s'installer au champ des freux pourront le faire au même titre que les rescapés des clans, dans les mêmes conditions. Minfard l'aboyeur a donné un semblant d'approbation quand j'ai fait protéger les rescapés, il n'a rien dit devant la colonne de prisonniers. Je sais qu'il ne peux pas revenir sur ce qu'il a été fait mais en me laissant agir j'aime à penser qu'il s'amende.


Maestre Melyan.

Les choses changent vite, les rapports de force aussi. A notre retour dame Eleyne semble avoir pris le contrôle d'une famille qu'elle semble juger par trop sanguinaire en ce moment. Minfard n'a rien dit comme un homme coupable d'avoir pris son plaisir de manière malsaine et qui se serait fait prendre. Kortefard aussi semblait gêné. En fait il s'est avéré que la jeune demoiselle dont il a usé plusieurs fois au château puis sur le retour soit une jeune noble du nom de Colin Harte, dame Eleyne l'a appris et je n'aurais pas aimé être son fils lors de l'entretien qui a suivi. Il me semble que c'est la sœur d'un certain Elwood qui à quelques réussites dans les tournois des sept royaumes. Toujours est il qu'elle va être escorté par Dame Arryneis jusqu'à Port-Réal. Cela laisse Kortefard et Ser Marcus dans l'embarras. Ils ont même osé venir me voir pour me demander du poison comme si j'étais un vulgaire herboriste. Que j'use de certaines compétences pour le bien de la famille c'est une chose comme pour ce jeune écuyer, Nohmes Boltock qu'on ne pouvait pas laisser en vie pour des raisons évidentes de politique à moyen terme. Mais tout ne peux se régler comme cela. De plus je ne pense pas que dame Eleyne souhaite mettre son fils en porte à faux juste pour qu'il retienne une leçon. Je me prépare à aller négocier avec Ryce Lanthferrey. J'ai juste le temps de consigner mes observations. Mes expériences reprendront à mon retour.





Gatrin Vauval.

Nous sommes revenu victorieux mais le cœur n'y était pas. Je pensais que les cauchemars allaient s'estomper mais c'est de pire en pire. Maintenant j'arrive presque à mettre des noms sur les bras qui m'agrippent et c'est ceux de mes proches. Le temps n'a pas repris son cour. Nous avons fait relâche ce qui ne m'a pas aidé. Si au moins je pouvais faire autre chose, ne pas penser....
Il y a un Septon dorénavant à Noirpic, Père Doran. On dit que c'est dame Eleyne qui l'a fait venir et qu'au vue des circonstances elle a pu l'imposer sans difficulté. Une grande cérémonie a été faite, pour célébrer la victoire, d'après quelque uns, mais la plupart savent que c'est pour nous repentir. Le discours du Père m'a marqué. Il est différent de ceux que j'ai déjà pu rencontrer mais il y a une chaleur dans sa voix aussi bien qu'une menace. Tous était là Minfard, Kortefard, Ser Marcus, Dame Eleyne au premier rang seul le Maestre étaient absent. Il était enfermé dans un des bâtiments qui n'est plus réservé qu'à lui seul. Certains disent que ce qu'il a fait n'est qu'un début et qu'il va nous attirer le courroux des Sept... Je suis allé me confesser par la suite. Le Père semble m'avoir compris. La rédemption sera longue m'a t'il dit mais je dois bien ça à tous ceux que j'ai laissé mourir.


Maestre Melyan.

Nous sommes partis, Kortefard, Ser Marcus et moi même en direction des terres Lanthferrey. Je n'avais jamais vu le Verrou, cette tour qui se dresse à nos frontières, mais elle est impressionnante. Pendant que je reste au Castel de la lance, Kortefard et Ser marcus vont s'enquérir de Ser Raymond. Il fait une retraite au Septuaire du miroir des étoiles, non loin du château Boltock, selon nos dernières informations. Ils vont tenter de le convaincre de revenir à notre service et d'accepter notre proposition d'allégeance.
Ryce Lanthferrey m'a dérouté, je m'attendais à un rustre voulant jouer au stratège mais je suis face à un jeune homme ayant une très bonne éducation et d'une finesse d'esprit dangereuse. Nous finissons par convenir d'un arrangement. Sa sœur, la jeune May, épousera un homme de Griswald. Ensemble ils prendront le contrôle du territoire Nord est des Meffylg et deviendrons vassaux des Griswald. Le seigneur Ryce, en guise de dot, financera les hommes nécessaires à la prise de contrôle du château et les travaux nécessaire à la remise en état du territoire. Durant 15 ans les Griswald abandonnerons leurs droits à l'impôt. Évidement en cas de manque de successeur masculin le territoire reviendra de fait à la famille Griswald. J'en apprend beaucoup durant cet échange. J'ai l'impression que nous l'avons déstabilisé par notre accord pour son mariage ainsi que par notre action militaire. De plus il est habile. Il envisage la politique à très long terme et n'hésite pas, à couvert, à proférer menaces ou flatteries pour tenter de percer nos propres positions. De fait, dès le retour de Kortefard et de Ser Marcus avec l'accord de Ser Raymond, je les pressent de rentrer de suite à Noirpic de peur que ce jeune seigneur n'arrive à leurs faire dire plus que nécessaire. Lors de ce séjour j'ai aussi pu croiser leur Maestre, un dénommé Bertram. Il n'est guère inquiétant c'est un attardé qui leur a été envoyé. Il semble juste bon à s'occuper des corbeaux et des maladies infantiles.
Dans tout les cas le mariage est validé l'accord aussi. Nous en sortons plus fort et certainement plus serein pour quelques années. Mais il faut ce méfier de ce vassal. D'autant plus qu'il semble s'armer plus que de raison. Il m'a d'ailleurs laissé entendre qu'une action commune contre les Bois d'Orgen pourraient s'envisager et être « utile » pour la région. Je pense qu'il a surtout des trébuchets et des mercenaires dont ils ne sait quoi faire finalement. Mais le temps de la guerre est passé, nous devons consolider nos acquis, renforcer nos positions, réarmer nos hommes et surtout préparer le temps des palabres.
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