Olivier Fanton a écrit : ↑mar. janv. 06, 2026 10:45 pmJe viens de voir Frisco Jenny. Le yellowface d'une des actrices est vraiment gênant, mais sinon, quel film. Toute une vie en 1H10. J'ai été particulièrement surpris par la résolution de la dispute entre Jenny et son père, et par la fin. "Aucun trait de caractère rédempteur..." Argh.Silenttimo a écrit : ↑ Bah si tu n'es pas encore lassé, je suggère 3 autres Wellman pré-code, tous bons à excellents : "Wild boys of the road" (pérégrinations de hobos adolescents pendant la crise), "Frisco Jenny" (sur une reine du crime à Frisco dans les années 10-20) et "l'ange blanc" (night nurse, sur une infirmière qui tente de contrer une sombre machination).
Et, sortis des films de Lubitsch ou de quelques classiques (le 1er Tarzan avec Weissmuller, Frankenstein, King Kong, Zaroff...) deux autres films pré-code que j'ai trouvés excellents : "Liliane (baby face)" (avec Barbara Stanwick, une femme grimpe les échelons en utilisant ses meilleurs atouts : sa beauté et son corps), "Une allumette pour 3" (3 amies de fac vont avoir des vies divergentes et parfois tragiques ; dans les débuts de Bette Davis qui n'a pas le rôle principal).
J'adore les tragédies, là, on est en plein dedans.
Auparavant, j'ai aussi vu Three on a match, bien aussi. La mère est insupportable de mélancolie, de bêtise et de veulerie… au point que son rachat final ne convainc pas. Le message est clair, la drogue c'est mal. Là dessus, ça m'a un peu rappelé le fantastique The Phantom Carriage. (Sinon, le bateau que prennent les trois héroïnes s’appelle le City of Rouen ! Haha.)
Au début, Baby Face ressemble à un conte sur l’émancipation des femmes. Et l’héroïne fait des choses de plus en plus ignobles pour réussir. Au final, on se doute que ce sera une tragédie. J’ai vu John Wayne au générique, mais je ne l’ai pas reconnu dans le film. Trop jeune ?! (Une partie du film se passe à Paris, avec des accents français qui sonnent vrais. Ils hésitent à aller à Deauville !)
Ensuite, dans Night Nurse, on navigue entre comédie et thriller, c’est étrange, mais très sympathique. La première partie à l’hôpital est édifiante sur le statut des infirmières à l’époque, un vrai sacerdoce impliquant célibat et vertu (comme les institutrices, il me semble). Cette fois, j’ai reconnu Clark Gable jeune ! (Aucune référence à la Normandie par contre...)
J'ai trouvé Wild boys of the road mais pas encore vu.
EDIT : je relis la page wikipedia de Baby face, ayant un peu oublié comment ça finit (mieux que dans mon souvenir...). Mazette, le niveau de censure est assez incroyable. Heureusement, on a maintenant la version originale, retrouvée en 2004.
Another significant change was that the cobbler's enthusiasm for Nietzschean philosophy was replaced by his becoming the moral voice of the film, showing that Lily had been wrong to use her body to succeed.[1] The cobbler's original speech was:[5]
A woman, young, beautiful like you, can get anything she wants in the world. Because you have power over men. But you must use men, not let them use you. You must be a master, not a slave. Look here – Nietzsche says, "All life, no matter how we idealize it, is nothing more nor less than exploitation." That's what I'm telling you. Exploit yourself. Go to some big city where you will find opportunities! Use men! Be strong! Defiant! Use men to get the things you want![5]
The altered version, with the cobbler as the voice of morality, was:
A woman, young, beautiful like you, can get anything she wants in the world. But there is a right way and a wrong way. Remember, the price of the wrong way is too great. Go to some big city where you will find opportunities! Don't let people mislead you. You must be a master, not a slave. Be clean, be strong, defiant, and you will be a success.[5]
The new lines were dubbed onto an over-the-shoulder shot of the cobbler.[5]
Je suis content que tu aies globalement apprécié ces films.
J'ai particulièrement été marqué par "Frisco Jenny", et rarement on aura vu une telle fin dans le ciné US, même si c'est
Spoiler:
Un peu pareil pour "3 on a match", oui, il y a quelques moments moralisateurs, mais pareil, un suicide dans un film US à cette époque, ça ne devait pas courir les pellicules argentiques !
Dans le genre pré-code, j'ai une très grande affection pour "Our daily bread" de King Vidor, bien apprécié par la presse conservatrice de Hearst qui le trouvait toutefois "trop communiste", et qui avait reçu le 2nd prix du festival de Moscou, mais pas le 1er, car jugé "trop chrétien" (dixit Vidor après une conversation off avec un membre du jury).
Mais "Wild boys of the road", quelle claque quand je l'ai vu !
J'ai des images marquantes en tête, et le film alterne ton parfois jubilatoire ou enthousiaste, et des moments particulièrement dramatiques.
Ward Bond (wiki VO), l'un des plus célèbres "3e rôle" du cinéma US, y a un petit rôle mémorable qu'il est difficile d'oublier !
Financé grâce à la "NRA" (rien à voir avec les armes), la "New Recovery Administration" mise en place par Roosevelt pour relancer l'économie.