Il faut vraiment que ce soit suprêmement ardu d'admettre que des colonisateurs européens aient pu faire ça pour que des gens en viennent à exiger qu'un article de journal adopte la forme d'un article de qualité de Wikipédia ou d'une page de thèse de doctorat bardée d'appels de notes.
Morningkill a écrit : ↑ven. mai 01, 2026 7:57 pmMais même si on admet qu'avant la colonisation européenne, toutes les sexualités étaient bien vues, et que c'est uniquement l'importation des codes légaux européens qui ont foutus le bordel
Pourquoi diable opères-tu cette réécriture extrême de ma position alors que personne n'a affirmé ça ?
C'est si difficile de se dire que la colonisation européenne a bel et bien été un facteur dans cette affaire et que les gens du coin en paient encore le prix à coups de vies brisées encore aujourd'hui ? Il va pourtant bien falloir regarder ça en face, les gens, hein. Parce que ce n'est pas d'essayer de dézinguer trois articles de presse qui remettra en cause des décennies de recherches historiques sur le sujet. Par contre, ça en dit beaucoup sur le refus de prendre ses responsabilités en tant que pays dans nos relations avec les anciennes colonies d'Afrique. Ce qui est bizarre parce que, un, c'est pas le bout du monde (le temps a passé et les générations aussi), et, deux, ce n'est pas en niant un problème qu'on le résout.
Pour en revenir à la situation actuelle, et comme le disait Rosco, l'homophobie est un élément de langage de la propagande menée en Afrique par la Russie.
Article de la RTBF : Répressions contre les LGBTQI+ en Afrique, l’influence de la Russie et de groupes étrangers ultra-conservateurs
Des milliardaires russes finançant un congrès réactionnaire au Ghana, le groupe Wagner au Mali... mais les ultraconservateurs américains jouent aussi un rôle : dans le cas du Ghana, le député qui a déposé un projet de loi homophobe en 2024 a suivi une formation aux États-Unis juste avant d'avoir "l'idée" de cette loi. La logique coloniale n'a pas disparu, les mécanismes coloniaux continuent. Les politiciens d'Afrique ont bien sûr leur part de responsabilité. Mais s'imaginer que seuls les Africains sont responsables est factuellement faux.
Prudence, au passage, avec les généralisations, tant sur l'Europe ou l'Occident que sur l'Afrique. L'Afrique, c'est très grand, c'est une cinquantaine de pays, et une vingtaine d'entre eux ne criminalisent pas l'homosexualité. Ça fait un bon tiers. Avec pas mal de situations et d'histoires différentes selon les coins.