Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Zool a écrit : ↑dim. nov. 01, 2026 10:46 pm
Erwan G a écrit : ↑sam. oct. 31, 2026 2:15 pm
rogre a écrit : ↑sam. oct. 31, 2026 1:39 pm
Oui, pourquoi? Je ne connais pas non plus Julien Dutel…


Je ne sais pas qui est Julien Dutel, mais ça parle de Maxime Chattam, visiblement.
Je pense que c'est une blague ou alors un dénigrement volontaire de l'un et l'autre ? Je n'ai peut-être pas tous les codes...

Mais il n'y a pas tant de personnes qui ont une certaine visibilité ou notoriété et qui en font profiter le JdR en faisant leur promotion...

On peut penser ce qu'on veut de l'un ou l'autre, ils ont un talent reconnu (au moins par leurs fans) quoi qu'on en dise...

J'essaierai d'y jeter une oreille pour voir de quoi ça parle.
C'étais une critique sur le fait qu'on balance un lien sans dire de quoi ça parle.

Je ne connais vraiment pas Julien Dutel et Maxime Chattam ne m'intéresse pas. C'est un rôliste, certes, il a du succès, j'en suis heureux pour lui mais pas au point de m'intéresser à ses livres. D'ailleurs, je ne cherche à convaincre personne de la qualité ou de l'absence de qualité de ses ouvrages : je n'ai aucune idée dessus et n'en aurais certainement jamais, puisqu'il écrit juste des livres dont le genre ne me parle pas. PAr contre, j'aimerais juste savoir vers où je vais quand je clique sur un lien.
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
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Zool
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Zool »

Ok, je comprends mieux,

Pour Maxime Chattam, il écrit dans plusieurs genres, je n'ai pas tout, mais certains sont bons (la Trilogie du Mal ou Le Signal), d'autres beaucoup moins (je ne me souviens plus le titres, car quand ça ne me plait pas j'oublie), mais je comprends que ça ne puisse pas plaire à tout le monde...

Disons que Julien Dutel intervenait ici par le passé il me semble sous le pseudo de Kobbold et a quand même fait 2-3 trucs pour le JdR , alors je m'étonne que certains piliers ici affirment ne pas le connaitre.

Bref, rien de grave mais effectivement un lien sans explication, c'est un peu facile et n'incite pas à aller voir plus loin.
Le JdR c'est bien, en abuser, ça craint (Mireille Dumas ?...)
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sherinford
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par sherinford »

Sammael99 a écrit : ↑jeu. oct. 15, 2026 2:57 pm
Spoiler:
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Avant hier soir, j'ai fini ma (re)lecture de The Player of Games (aka L'Homme des Jeux) de Iain M. Banks, et je pense l'avoir encore plus apprécié qu'à ma première lecture. Je me rends compte de pas mal de choses que je n'avais pas perçues il y a 15 ans.

Le pitch, bien qu'un peu échevelé, me parle, tout d'abord. Un homme de la Culture, champion toutes catégories de jeux de stratégie, est recruté par les services secrets de la culture pour aller dans un système rival dont la structure politique (l'Empire) est régie par un immense jeu de stratégie qui est sensé trier le bon grain de l'ivraie et sur la base duquel sont alloués les fonctions gouvernementales, jusqu'à la fonction suprème: l'empereur.

L'Empire, méprisant les valeurs humanistes de la Culture, accepte que notre joueur émérite, Gurgeh, participe au tournoi pluriannuel, convaincue dans son arrogance qu'un étranger ne peut pas y réussir. On se doute rapidement qu'il n'en sera rien.

Plus Jernau progresse dans le tournoi, et plus il perçoit les liens symboliques entre la société rivale et le jeu lui-même, et plus il devient évident que sa réussite ou son échec auront des conséquences géo-politiques majeures.

Un des aspects vraiment intéressants que je n'avais pas perçu lors de ma première lecture, c'est qu'il me semble que de manière assez détournée, Banks décrit en l'Empire notre société moderne capitaliste, régie par l'argent, internalisant la cruauté comme moteur à la fois économique et moral. L'Empire est certes un peu plus cru, un peu plus excessif, mais enfin, on est pas très loin. Et la Culture, quant à elle, correspond à une version idéalisée de ce que nos élites (au moins démocratiques) prétendent vouloir: une société du bonheur, où les besoins de chacun sont couverts, où chacun peut-être ce qu'il veut être.

Du coup, le regard de Gurgeh sur l'Empire, c'est un peu comme si nous, le lecteur, voyions notre propre société comme l'ennemi, le système à abattre. Et si ce postulat (en supposant que je n'ai pas halluciné le truc) peut ne pas être surprenant en 2026, il était largement moins répandu en 1988.

Bref, j'ai vraiment adoré le bouquin et je ne me suis pas emmerdé une seconde, j'ai même fini à trois heures du matin le dernier tiers tellement j'étais à fond. Contrairement à @Cédric Ferrand qui en a dit pis que pendre dans sa chronique hu-mu de 2011. Comme quoi, soit lui soit moi avons des goûts de merde, à vous de choisir ;-)

C'est clairement un roman qui bénéficie de la deuxième lecture, surtout lorsque d'autres livres du cycle ont été lus entretemps: il y a des tas de non-dits qui apparaissent plus clairs quand on y revient.

C'est aussi et surtout un des rares romans du cycle qui s'attarde vraiment sur ce à quoi ressemble la vie d'un citoyen de la Culture.
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sherinford
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Le blanc à lunettes, Alaska, La stratégie du Hors Jeu, Heureux comme jamais

Message par sherinford »

Dernières lectures:

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"Le blanc à lunettes", de Georges Simenon

Lorsqu’un avion fait un atterrissage forcé dans une plantation de café, au Congo, Ferdinand Graux, le patron de cette entreprise se voit forcé d’héberger sa passagère blessée, lady Makinson, ainsi que son pilote, le capitaine Philps. Leur avion est tellement endommagé qu’il ne peut redécoller rapidement, ce qui entraîne une certaine promiscuité entre Ferdinand et les deux étrangers…

Ce roman de 1937 repose avant tout sur le respect des conventions et de la morale à l’époque où il a été écrit… Autant le dire tout de suite: pour cette raison, il a assez mal vieilli. Il reste néanmoins un témoignage intéressant du passé colonial, et peut potentiellement servir d’inspiration à un maître de jeu désireux de maîtriser dans ce cadre.

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"Alaska", de Fabcaro

Emilien Borie est un écrivain quelque peu déprimé depuis que sa femme l’a quitté et qu’un critique littéraire a descendu en flammes son dernier roman dans une émission télévisée. Alors qu’il se balade dans la rue, un de ses anciens camarades de classe le reconnaît, et pose avec lui pour un selfie, rapidement posté sur les réseaux sociaux… Problème: le camarade en question est connu pour ses accointances avec le milieu néo-nazi. Alors que les réseaux s’emparent de ce nouveau scandale, Emilien subit une descente aux enfers au cours de laquelle il a bien du mal à ne pas perdre les pédales.

Comme toujours, Fabcaro a le chic pour nous camper un anti-héros quelque peu pathétique et complètement dépassé par les événements. Une assez bonne pioche.

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"La stratégie du hors-jeu", de Thomas Gunzig

Thomas Gunzig était présent aux Utopiales, et j’en ai profité pour acheter quelques volumes qui me manquaient.

Dans ce court texte (66 pages) qui tient plus de la pièce de théâtre que du roman, un entraîneur sportif présente à une inconnue ses “quatre théories sur la vie”, basées sur sa propre expérience.

Comme souvent avec cet auteur, c’est assez noir et quelque peu grinçant. Mais on se surprend à se reconnaître dans les leçons de vie de cet entraîneur, à tout le moins en partie.

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"Heureux comme jamais", de Guillaume Chamanadjian

Egalement acheté aux Utopiales après avoir assisté à une conférence où l’auteur était présent, j’ai lu celui-là pendant le trajet de retour.

Le pitch: alors que la Terre était sur le point de mourir, quelques milliers de milliardaires se sont enfuis dans un vaisseau spatial en direction de Callisto, qui devrait être terraformée à leur arrivée. Alors qu’il leur reste quelques mois de voyage pour atteindre leur objectif, ils reçoivent une communication de la Terre, qui les informe, en substance, que ceux qui sont restés ont trouvé une solution aux problèmes climatiques, et qu’ils peuvent revenir. Cette communication va entraîner des dissensions aux conséquences terribles entre le chef de l’expédition et les passagers du vaisseau…

Je dois dire que j’ai beaucoup ri à la lecture de ce roman, qui met en scène des milliardaires à l’ego démesuré, qui ne peuvent s’empêcher de prendre des décisions absurdes et déconnectées, même lorsque leur propre survie est en jeu. Un régal.
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Sammael99
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Re: Le blanc à lunettes, Alaska, La stratégie du Hors Jeu, Heureux comme jamais

Message par Sammael99 »

sherinford a écrit : ↑lun. nov. 02, 2026 4:14 pm Dernières lectures:
"La stratégie du hors-jeu", de Thomas Gunzig

Thomas Gunzig était présent aux Utopiales, et j’en ai profité pour acheter quelques volumes qui me manquaient.

Dans ce court texte (66 pages) qui tient plus de la pièce de théâtre que du roman, un entraîneur sportif présente à une inconnue ses “quatre théories sur la vie”, basées sur sa propre expérience.

Comme souvent avec cet auteur, c’est assez noir et quelque peu grinçant. Mais on se surprend à se reconnaître dans les leçons de vie de cet entraîneur, à tout le moins en partie.

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"Heureux comme jamais", de Guillaume Chamanadjian

Egalement acheté aux Utopiales après avoir assisté à une conférence où l’auteur était présent, j’ai lu celui-là pendant le trajet de retour.

Le pitch: alors que la Terre était sur le point de mourir, quelques milliers de milliardaires se sont enfuis dans un vaisseau spatial en direction de Callisto, qui devrait être terraformée à leur arrivée. Alors qu’il leur reste quelques mois de voyage pour atteindre leur objectif, ils reçoivent une communication de la Terre, qui les informe, en substance, que ceux qui sont restés ont trouvé une solution aux problèmes climatiques, et qu’ils peuvent revenir. Cette communication va entraîner des dissensions aux conséquences terribles entre le chef de l’expédition et les passagers du vaisseau…

Je dois dire que j’ai beaucoup ri à la lecture de ce roman, qui met en scène des milliardaires à l’ego démesuré, qui ne peuvent s’empêcher de prendre des décisions absurdes et déconnectées, même lorsque leur propre survie est en jeu. Un régal.

Alors comme ça tu viens aux Utopiales et tu préviens même pas les Nantais de service ? Franchement, refais jamais ça, c'est un coup à se faire exclure du book club...

Plus sérieusement, j'aurais adoré te croiser, et tu me donnes envie avec le Chamanadjian. Le pitch me fait un peu penser à un vieux bouquin de SF des années 80 de Ben Elton (Blackadder, Upstart Crow, Queen: the Musical et plein de chouettes romans, SF ou non): Stark (https://en.wikipedia.org/wiki/Stark_(novel)).
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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sherinford
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Re: Le blanc à lunettes, Alaska, La stratégie du Hors Jeu, Heureux comme jamais

Message par sherinford »

Alors comme ça tu viens aux Utopiales et tu préviens même pas les Nantais de service ? Franchement, refais jamais ça, c'est un coup à se faire exclure du book club...

Plus sérieusement, j'aurais adoré te croiser, et tu me donnes envie avec le Chamanadjian. Le pitch me fait un peu penser à un vieux bouquin de SF des années 80 de Ben Elton (Blackadder, Upstart Crow, Queen: the Musical et plein de chouettes romans, SF ou non): Stark (https://en.wikipedia.org/wiki/Stark_(novel)).

Ah ben, si j'avions su... Bon, j'ai malgré tout croisé quelques éminent rolistes comme Thomas Munier, Narscimonel, Lunerouge, et d'autres dont je tairai le nom... Je crois avoir passé plus de temps à papoter avec des amis que pour toute autre activité sur ce festival...

J'ai tout de même vu la version karaoké de Rock Aliens...

Incontournable.

Bref, l'année prochaine, on se rattrapera.
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