Salut, ça doome ?
De mon côté, dans le blog dédié, parmi
50 autres bonnes nouvelles j'ai récolté nananagoodbye Orban, du Linux et du libre qui arrivent dans les ministères, des remboursements de protections menstruelles, le Waze de la seconde main, les effets rapides des mesures de conservation, et des noyaux étouffe-Trump.
Dans le fil Science, des femmes indépendantes à l'âge de bronze, la résilience de l'Amazonie et des crottes de chauve-souris.
Et voici les infocerises calorifiques de la semaine (en fait des deux dernières).
Assez d'énergie solaire pour faire plafonner l'énergie fossile en 2025
En 2025, l’énergie solaire a « consolidé son rôle de principal moteur de changement dans le secteur énergétique mondial, sa croissance record couvrant les trois quarts de l’augmentation nette de la demande d’électricité », souligne Ember.
Concrètement, la production d'électricité d'origine solaire a atteint 2 778 TWh en 2025, soit une hausse record de près de 30 % par rapport à 2024 (+ 636 TWh). Cette hausse de production solaire « suffirait à remplacer l'électricité produite à partir de gaz naturel équivalente à toutes les exportations de GNL transitant par le détroit d'Ormuz l'année dernière, estimées à 550 TWh », indique Ember.
Après avoir plus que doublé entre 2022 et 2025, la production solaire (8,7 % du mix électrique mondial en 2025) a pour la première fois dépassé dans le mix électrique mondial l'éolien (8,5 %), se rapprochant du nucléaire (8,9 %). Ember prévoit que le solaire comme l'éolien dépassent le nucléaire dans le mix électrique en 2026.
(...)
Avec l'Inde, l'Empire du Milieu fait figure de symbole : les deux pays ayant jusqu'ici très fortement contribué à la hausse de la production d'électricité à partir des énergies fossiles ont vu cette production baisser sur leurs territoires en 2025. En Chine, cette production fossile a baissé de 0,9 % l'an dernier (- 56 TWh).
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-fossiles
L'énergie solaire permet à l'UE d'économiser « des millions par jour » depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
Selon une analyse de l'association professionnelle SolarPower Europe, l'énergie solaire a permis aux pays de l'UE d'économiser plus de 110 millions d'euros par jour depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Les économies cumulées sur le mois de mars ont atteint 3,76 milliards d'euros, le parc solaire de l'UE ayant compensé les importations de gaz dont les prix ont grimpé en flèche depuis que les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder l'Iran.
Selon un document d'information de SolarPower Europe publié aujourd'hui, le parc photovoltaïque de l'UE a produit 19,9 TWh d'électricité au cours des deux premières semaines et demie de la guerre. Si cette production avait été couverte par des importations supplémentaires de gaz, cela aurait coûté 1,9 milliard d'euros, soit 32 % de plus que les 6 milliards d'euros que la Commission européenne a déclaré avoir dépensés en importations de combustibles fossiles au cours de cette période.
https://www.pv-tech.org/solar-saving-eu ... -east-war/
Cinq pays de l’UE économisent jusqu’à 8,5 milliards d’euros sur leurs factures d’énergie cette année, en comparaisons des mix les plus carbonés
Un nouveau rapport du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) conclut que, malgré une forte hausse des prix et des craintes grandissantes concernant la raréfaction des approvisionnements, le bloc reste « mieux protégé » contre la sensibilité aux prix qu’en 2022, après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie.
Cela tient principalement au boom des renouvelables, qui ont battu de nouveaux records en 2025 et pourraient permettre à l’UE d’économiser la somme colossale de 5,8 milliards d’euros en 2026 en remplaçant du gaz coûteux.
Les experts soulignent que ce montant serait nettement plus élevé si les prix du gaz ne continuaient pas de déterminer, dans de nombreux pays, le prix de l’électricité, en raison du mécanisme de tarification marginale de l’UE.
En 2025, chaque hausse de 1 €/MWh du prix du gaz s’est traduite par une augmentation de 0,37 €/MWh du prix de l’électricité, soit une réduction de 8 % par rapport à 2022.
« Cela est directement lié au découplage [du prix de l’électricité] du gaz et aux investissements dans les énergies propres, dont la part dans la production d’électricité dans l’UE a augmenté de 14 % en 2025 par rapport à 2022 », explique le rapport.
(...)Ce sont les consommateurs de cinq pays en particulier – le Danemark, la Finlande, la France, la Suède et la Slovaquie – qui bénéficient de la plus forte part d’énergie propre dans leur mix électrique. Le rapport indique que ces pays économiseront 8,5 milliards d’euros sur leurs factures d’énergie cette année. Leurs factures seront ainsi inférieures de 58 % à celles des pays dont le mix est le plus polluant (Pologne, Italie, Grèce, Estonie et Pays-Bas).
Cette estimation part de l’hypothèse que la consommation restera en 2026 au même niveau qu’en 2025, tout en tenant compte de prix plus élevés et de la sensibilité aux prix du gaz.
https://fr.euronews.com/2026/04/22/cinq ... es-propres
Crise énergétique liée à la guerre en Iran: le solaire et l’éolien dépassent le charbon
Le « retour du charbon » annoncé en raison de la crise énergétique liée à la guerre en Iran ne s’est pas matérialisé, selon un rapport (source en anglais) du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA).
En analysant les pays qui publient des données quasi en temps réel sur l’électricité, le CREA constate que la production d’électricité à partir de charbon est restée stable en mars au niveau mondial, reculant de 3,5 % hors de Chine, où elle a légèrement augmenté de 2 %, certaines centrales étant passées du gaz au charbon.
Les volumes de charbon transportés par voie maritime ont, eux, diminué de 3 % dans le monde, tombant à leur plus bas niveau depuis 2021, au plus fort de la pandémie de Covid.
La production totale d’électricité à partir de combustibles fossiles a diminué de 1 % par rapport à l’année précédente, la production des centrales à gaz reculant, elle, de 4 %.
https://fr.euronews.com/2026/04/20/cris ... le-charbon
La Chine met des centrales à charbon à l'arrêt
Selon des statistiques non exhaustives du site Polaris Power, depuis le début de l'année 2025, 147 réacteurs destinés à être mis à l'arrêt ou déjà arrêtés ont été répertoriés dans les annonces officielles publiées à travers le pays. Une nouvelle vague de « centrales historiques » a ainsi été fermée, parmi lesquelles la centrale de Shajiao C, qui a rendu d'immenses services : ses trois réacteurs à charbon de 660 000 kW ont été définitivement mis à l'arrêt.
(...)
D'un point de vue régional, le Shandong, grande province en matière de centrales électriques privées, compte un nombre important de centrales à charbon fermées. En 2025, le Shandong a publié par vagues la liste des fermetures dans les différentes villes, pour un total de 110 unités de production d'électricité à charbon fermées.
https://news.bjx.com.cn/html/20260319/1488319.shtml
Les centrales qui ferment sont des centrales peu efficientes, à petits volumes. Mais le tournant est pris :
« La construction de nouvelles centrales à charbon aura probablement cessé pendant la période du 14e plan quinquennal (2021-2025), ce qui marquerait le début d’une réduction progressive de la capacité des centrales à charbon », a déclaré Joseph Jacobelli, analyste énergétique et conseiller principal pour l’Asie chez Cenfura Ltd, une société spécialisée dans les services énergétiques intelligents.
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Alors que la Chine s'est engagée à promouvoir le développement des énergies vertes et à faible émission de carbone, les énergies non fossiles représentaient 15,9 % de la consommation d'énergie primaire du pays en 2020, tandis que la consommation de charbon a chuté à 56,8 %, l'intensité des émissions de carbone ayant été réduite de 48,4 % entre 2005 et 2020, a déclaré Zhang Jianhua, directeur de l'administration.
L'Institut chinois de planification et d'ingénierie de l'énergie électrique estime que la consommation de charbon en Chine devrait être ramenée à 51 % d'ici 2025, suggérant que le gouvernement devrait continuer à réguler la consommation totale d'énergie et l'intensité énergétique du pays tout en intensifiant l'exploration et l'exploitation nationales de pétrole et de gaz afin de garantir la sécurité énergétique nationale.
Il prévoit que les secteurs de l'énergie éolienne et solaire connaîtront un développement rapide au cours des cinq prochaines années et que le pays entrera dans une nouvelle phase de développement de haute qualité, caractérisée par une croissance économique stable et une transformation de la structure énergétique vers une économie à faible émission de carbone.
La période du 14e plan quinquennal est une période clé pour progresser vers l'objectif de plafonnement des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2030.
https://interestingengineering.com/ener ... r-capacity
Les récoltes de 2025-26 m'ont souvent rapporté que le pic des émissions chinoises est déjà atteint. Leur réduction ne suit pas mécaniquement, mais elle est probable.
Les centrales à charbon fermées sont les plus anciennes, et émettent plus de carbone par tonne de fossile brûlée que des centrales plus efficientes. Je me réjouis pas que la Chine planifie d'exploiter localement son pétrole, mais les mesures qu'elle prend tendent montre une exigence environnementale croissante et par ailleurs, le développement fascinant des renouvelables tend vers une productivité et une stabilité grandissantes.
L'Allemagne fait d'anciennes mines de charbon le plus grand paysage lacustre d'Europe
Un projet de plusieurs décennies visant à transformer les anciennes mines de charbon allemandes en un vaste complexe lacustre s'achèvera en avril prochain, créant un paysage aquatique presque aussi étendu que le lac de Côme en Italie.
Le lac de Sedlitz, dernier ajout au domaine lacustre lusacien de 14 000 hectares, sera ouvert à la baignade et à la navigation pour la première fois à la fin du mois.
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575 lacs d'exploitation de lignite à ciel ouvert ont été recensés en Allemagne en 2003, et leur nombre continuera d'augmenter dans les décennies à venir avec l'inondation de nouvelles mines dans les anciens bassins houillers. (...) Cependant, aucun de ces projets n'approche l'envergure de celui qui est en train de se créer en Lusace, entre Berlin et Dresde.
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La superficie totale du lac est actuellement d'environ 130 kilomètres carrés. À terme, elle atteindra 144 kilomètres carrés, soit presque la même taille que le lac de Côme en Italie (146 kilomètres carrés), l'un des lacs les plus célèbres d'Europe.
La différence : ce lac d'Allemagne de l'Est n'est pas d'origine naturelle, mais le fruit de décennies de travaux d'aménagement ciblés. Selon Steinhuber, 90 % du volume du cratère résiduel a déjà été comblé.
Ces lacs ne servent pas uniquement au tourisme : ils constituent également, de plus en plus, des réservoirs d'eau pour les rivières Spree et Schwarze Elster, notamment lors des périodes d'étiage où la région est touchée par la sécheresse.
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Le 29 juin 2026, le plus grand paysage aquatique artificiel d'Europe franchira une nouvelle étape : les lacs de Senftenberg, Geierswald, Partwitz, Sedlitz et Großräschen seront reliés par des canaux navigables pour former une zone aquatique continue d'environ 5 000 hectares.
À titre de comparaison, le plus grand lac intérieur d'Allemagne, le Müritz, mesure environ 11 300 hectares. Traverser tous ces lacs par voie d'eau représente une distance d'environ 50 kilomètres.
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Ce qui était autrefois considéré comme une plaie dans le paysage se transforme ainsi peu à peu en l'un des paradis naturels les plus exceptionnels d'Europe.
https://fr.euronews.com/2026/04/15/pres ... n-le-plus-
Je met ça dans ma rubrique énergies, juste pour dire "gnagnagna, les fossiles" !
Et j'avoue que ces nouveau paysages de lacs, ça me fait un peu rêver.
Comme l'histoire de cette friche géante de Bucarest devenu un parc urbain (dans le blog).
Le gouvernement lance 62,2 millions d'euros pour décarboner le transport maritime
Le gouvernement a annoncé jeudi le lancement d'un appel à projets doté de 62,2 millions d'euros visant à "accélérer la sortie des énergies fossiles du transport maritime", responsable de "près de 3 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Europe".
Le dispositif, dont l'enveloppe est inférieure aux 70 millions annoncés début février lors du salon professionnel Euromaritime, sera piloté par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Financé par un fléchage de la taxe carbone européenne payée par les armateurs, il vise à soutenir plusieurs démarches susceptibles de réduire la dépendance du secteur aux énergies fossiles, principales responsables du réchauffement climatique, selon un communiqué signé de Philippe Tabarot (Transports), Catherine Chabaud (Mer et pêche) et Sébastien Martin (Industrie).
Sont cités : l'amélioration énergétique des navires, via des "équipements et solutions embarquées innovantes", et "l'acquisition de navires neufs propres, à émission nulle ou plus performants sur le plan énergétique". Egalement listés, les investissements pour le renforcement des capacités de production européennes ("création ou extension d'usines et de chantiers navals et de nouvelles lignes de production d'équipements ou de systèmes destinés à cette décarbonation") ou encore les investissements dans les infrastructures portuaires.
https://www.linfodurable.fr/politique/l ... time-55789
Tonne de GES par tonne de GES, on réduit.
France : les principales mesures du plan d'électrification du gouvernement
Objectif : passer de 60 % d'énergies fossiles dans la consommation totale française aujourd'hui à 40 % d'ici 2030. Pour ce faire, Sébastien Lecornu souhaite doubler le soutien à l'électrification d'ici 2030. Il passerait ainsi de 5,5 milliards d'euros à 10 milliards par an. "C'est une somme absolument considérable", précise le Premier ministre. Mais ces fonds ne seront pas "de l’argent nouveau", assure-t-il. Ils viendront, entre autres, des réductions de dépenses de l'État.
Dans le secteur du logement, dès fin 2026, "il ne sera plus possible d'installer des chaudières au gaz dans les constructions neuves". Des aides publiques seront aussi mises en place pour aider à remplacer ces chaudières par des pompes à chaleur. Selon M. Lecornu, elles permettent de "diminuer par deux le coût du chauffage" et "sont fabriquées en France". Le gouvernement veut ainsi faire du "chauffage électrique la norme" dans les logements français.
Le gouvernement mise également sur la transition du parc automobile. Après le succès de l'opération de leasing social à l'automne dernier, il relance une offre à loyer modéré. "Au moins 50 000 véhicules supplémentaires" seront proposés en juin pour les "gros rouleurs" touchés par la hausse des prix à la pompe. Les infirmiers, aides à domicile et aides-soignants seront notamment concernés. S'y ajoute une aide aux PME pour passer aux utilitaires ou aux poids lourds électriques : "jusqu'à 100 000 euros par véhicule".
https://www.linfodurable.fr/politique/q ... ment-55874
Comme d'habitude, je souligne que ce qui est fait a le mérite d'être fait.
Mais le plan est peu ambitieux. Mettre des pompes partout si tu finances pas l'isolation thermique des bâtiments, c'est chauffer des passoires thermiques. Et les gros rouleurs, c'est des infirmières par exemple, ça se paie pas une bagnole comme ça.
Mieux que rien, pas vraiment bien.
L'industrie américaine des renouvelables américains riposte face à la politique de Trump.
Leur première cible est Chip Roy, un représentant républicain du Texas qui a mené la campagne visant à supprimer les subventions en faveur des technologies propres dans le cadre du « One Big Beautiful Bill Act ». Ces investisseurs, parmi lesquels figure Chris Larsen, le milliardaire cofondateur de la plateforme de cryptomonnaie Ripple, injectent des fonds considérables pour faire échouer la campagne de M. Roy au poste de procureur général du Texas.
Les partisans des énergies propres ont déjà acheté pour 650 000 dollars de spots télévisés critiquant Roy, ce qui a contribué à le contraindre à un second tour des primaires ce mois-ci. Ils prévoient d'annoncer cette semaine qu'ils investiront 500 000 dollars supplémentaires dans ce second tour et dresseront une liste d'autres scrutins dans lesquels ils s'engageront également cet automne.
https://www.nytimes.com/2026/03/26/clim ... aigns.html
La Grèce transforme d'anciennes mines de charbon et en fait le plus grand pôle solaire d'Europe
Le groupe PPC a achevé la construction de ses grands projets photovoltaïques à Amyntaio et Ptolemaida, dans le nord de la Grèce, marquant ainsi une étape importante dans la transition énergétique du pays. Construites sur d'anciens sites miniers de lignite, ces installations solaires forment l'un des plus grands pôles photovoltaïques d'Europe, avec une capacité totale de 2 130 MW.
Ces centrales sont capables de produire 3 150 GWh d'électricité par an, soit près de 6 % de la consommation annuelle d'électricité de la Grèce. Cette quantité d'énergie propre peut répondre aux besoins d'environ 750 000 foyers. De plus, leur exploitation devrait permettre d'éviter plus de 1,5 million de tonnes d'émissions de CO₂ par an, contribuant ainsi de manière substantielle aux objectifs de décarbonisation de la Grèce.
(...)
Konstantinos Mavros, directeur général adjoint chargé des énergies renouvelables au sein du groupe PPC, (...) a souligné que la transition énergétique de la Grèce avait considérablement progressé — la production thermique est passée de 67 % à 50 % en moins de sept ans — et que le groupe PPC avait joué un rôle central dans cette évolution.
https://solarquarter.com/2026/04/07/ppc ... v-cluster/
Le stockage par batterie est désormais assez abordable pour permettre à l'Inde d'exploiter pleinement son potentiel solaire
L'énergie solaire et les batteries pourraient couvrir 90 % de la demande en électricité de l'Inde à un coût moyen de production (LCOE) compétitif d'environ 5,06 INR/kWh (56 $/MWh).
4,9 GW d'énergie solaire et 13,5 GWh de capacité de stockage par batterie pour chaque GW de charge moyenne suffisent à couvrir 83 à 92 % de la demande annuelle en électricité dans les dix plus grands États.
Sept des plus grands États indiens en termes de demande d'électricité peuvent couvrir 90 à 92 % de leur demande grâce à l'énergie solaire et aux batteries, avec un LCOE compris entre 4,96 et 5,09 INR/kWh (55 à 56 $/MWh).
(...)
L'amélioration spectaculaire de la rentabilité des batteries au cours des deux dernières années a apporté la pièce manquante qui permet de transformer le soleil en électricité fiable jour et nuit. Pour les pays riches en soleil comme l'Inde, cela justifie pleinement qu'ils deviennent une superpuissance solaire mondiale. La question n'est plus de savoir si l'énergie solaire peut alimenter le réseau électrique indien, mais à quelle vitesse elle peut se développer.
https://ember-energy.org/latest-insight ... potential/
Les ménages britanniques pourraient bénéficier d'électricité gratuite les week-ends ensoleillés
Les fournisseurs proposent déjà des mesures incitatives, telles que des tarifs d'heures creuses, pour encourager les clients britanniques à décaler leur consommation d'électricité en dehors des heures de pointe, dans le cadre d'un programme mis en place par l'Opérateur national du système énergétique (NESO).
À partir de cette semaine, le programme de flexibilité de la demande (Demand Flexibility Scheme) leur permettra également d'encourager les gens à augmenter leur consommation lorsque « les conditions météorologiques entraînent un excédent d'offre ».
Ce changement a été approuvé le mois dernier par l'Ofgem, l'autorité de régulation du secteur, et le NESO a déclaré qu'il garantirait la résilience du système pendant l'été et éviterait le gaspillage de l'électricité excédentaire.
La demande en électricité est plus faible pendant les mois d'été, lorsque le temps est plus chaud et les journées plus longues, tandis que la production d'énergie solaire est plus élevée.
Le NESO a indiqué que ses recherches montraient que la faible demande était « de plus en plus influencée par les conditions météorologiques », tandis que la croissance des « petits producteurs d'électricité locaux » réduit également la dépendance vis-à-vis des grandes centrales électriques.
Les périodes d'excédent d'électricité sont de plus en plus fréquentes, a-t-il déclaré.
Les énergies renouvelables ont produit une quantité record d'électricité en Grande-Bretagne l'année dernière, l'éolien constituant la principale source renouvelable. L'électricité solaire a augmenté de près d'un tiers par rapport aux niveaux de 2024.
https://www.bbc.com/news/articles/c9d44ld97dyo
Hé non ya pas d’arnaque dans "w-e ensoleillé en Angleterre".
Certes les eNR ne fournissent pas forcément tout le temps la quantité d'énergie nécessaire, mais si tu consommes plus au moment où la source est abondante, tu consommes moins à d'autres moments, et donc moins besoin que le réseau fournisse tout le temps un maximum.
Si c'est pas cher ou gratuit de faire ta lessive quand il fait beau, elle tournera pas au moment où les clims tirent aussi sur les centrales et les batteries.
Recyclage des batteries de véhicule électrique : bon à savoir
Parmi les inconvénients supposés des batteries de véhicules électriques, celui qui ressort peut-être le plus fortement est que celles-ci ne seraient pas recyclables, une idée reçue bien loin de la réalité…
Le recyclage des principaux métaux des batteries est en augmentation importante sur les dernières années pour les différents types de batteries (en incluant aussi les déchets de production, appelés scrap). Les chiffres de l’AIE indiquent que le lithium, le cobalt et le nickel n’étaient collectés qu’à environ 10 % au mieux dans les déchets de batteries en 2018, et cette part a augmenté fortement sur 2021-2023, pour atteindre cette année-là 20 % pour le lithium, plus de 40 % pour le cobalt et plus de 50 % pour le nickel.
(...)
Le média Frandroid indique par ailleurs que Tesla recycle déjà 92 % du contenu de ses batteries et certaines entreprises dépassent les 95 %. Numerama relate que les projets pilote en Chine auraient permis de récupérer jusqu’à 99,6 % du nickel, du cobalt et du manganèse ainsi 96,5 % du lithium des batteries lithium-ion NMC.
(...)
La Commission Européenne a fixé dans son règlement de 2023 des exigences de recyclage minimum pour les batteries au lithium en fin de vie. Les taux exigés s’élèvent à 65 % minimum du poids moyen des batteries d’ici fin 2025, et 70 % minimum d’ici fin 2030.
https://bonpote.com/tout-savoir-sur-les ... ectriques/
L'article linké est un point assez exhaustif et sourcé sur la question des véhicules électriques,
c'est une lecture consistante, je la recommande
BonPote est loin de représenter les VE en panacée. Il aborde l'impact social, écologique, géopolitique, les adaptations nécessaires.... Une partie des critiques de la filière est recevable (dépendance à la Chine, extractivisme), mais est mise en regard du modèle économique des véhicules thermiques. Et on va vers une zone de gris plutôt plus claire, si le politique suit, en matière de normes et d'industrie.
Au Japon, de l'énergie propre avec des eaux usées
La création d'énergie à partir de l’osmose — lorsque des molécules d’eau passent d’une solution moins salée vers une solution plus salée via une membrane perméable — est un phénomène connu depuis longtemps.
Mais l'application concrète de ce principe s’est jusque-là heurtée à la difficile conception des membranes permettant le passage des molécules.
Or, des ingénieurs de la ville de Fukuoka pensent avoir trouvé la solution et produisent de l’électricité grâce au transfert de molécules entre de l’eau usée traitée et de l’eau de mer concentrée dans ce qui est la deuxième usine osmotique du monde -la première est en Norvège.
(...)
Pour beaucoup, ce phénomène est familier puisqu'il se produit, par exemple, lorsqu'on fait dégorger un concombre ou une courgette en y ajoutant du sel.
Les molécules d’eau traversent des membranes depuis une zone où la concentration en soluté est faible vers une zone où elle est plus élevée. À grande échelle, ce mouvement peut être suffisamment puissant pour faire tourner une turbine et donc produire de l’électricité.
(...)
L'emplacement de Fukuoka, au sud-ouest de l'archipel, est très favorable : en l'absence de grands fleuves pour alimenter son réseau, la ville et sa région - qui comptent 2,6 millions d’habitants - s’appuient depuis 2005 sur une importante usine de dessalement pour produire de l’eau potable.
(...)
Les dirigeants de l'usine reconnaissent que pour l'instant le coût de l’électricité produite est "bien plus élevé" que celui des énergies fossiles ou renouvelables. Le pompage de l’eau consomme lui-même de l’énergie, et aucune installation osmotique n’a encore été déployée dans le monde à l’échelle d’un réseau électrique.
Pourtant, responsables et experts estiment que la filière a de l’avenir, soulignant que, contrairement au solaire ou à l’éolien, elle ne dépend pas des conditions climatiques. Et les coûts élevés actuels s’expliquent en partie par la nécessité de construire une centrale unique en son genre, souligne Tetsuro Ueyama.
(...)
"Nous voulons développer cette technologie depuis Fukuoka vers le reste du Japon. Pour cela, nous voulons encore l'améliorer afin de créer une production d’énergie osmotique utilisant l’eau de mer ordinaire", dit-il à l'AFP. "Et nous ne pensons pas que ce soient des rêves chimériques."
https://www.france24.com/fr/info-en-con ... gie-propre
Comment des lasers peuvent réduire les déchets industriels des panneaux photovoltaïque
Avec une empreinte carbone 20 fois inférieure à celle du charbon et 12 fois inférieure à celle du gaz naturel, l'énergie solaire est essentielle à la transition vers les énergies propres. La fabrication de panneaux solaires nécessite l'utilisation de lasers pour graver le matériau photovoltaïque sur chaque cellule solaire. Cependant, à mesure que la conception des panneaux solaires gagne en précision – ce qui réduit les coûts de production et améliore le rendement –, il devient de plus en plus difficile pour les fabricants de produire des panneaux solaires à l'aide des méthodes laser traditionnelles.
Les lasers à impulsions ultra-courtes (USP) pourraient bien être la solution. Ces lasers ultraprécis utilisent des faisceaux lumineux si courts qu’ils ne brûlent pas le matériau environnant. Il en résulte une plus grande précision dès la première passe, ce qui, selon les tests, permet de réduire à la fois les déchets et la consommation d’énergie de 90 % dans les applications de fabrication. Au-delà du traçage des cellules solaires (création de fines lignes dans le matériau), les lasers USP peuvent produire des circuits imprimés à semi-conducteurs et des écrans plats (c'est-à-dire des écrans d'appareils). Ceux-ci trouvent des applications dans l'électronique, l'aérospatiale et les technologies médicales.
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Alors que les méthodes de fabrication traditionnelles ajoutent des revêtements aux produits après leur découpe au laser, les lasers USP peuvent découper directement dans les revêtements de surface. Comme le laser ne touche jamais les matériaux, la machine ne subit pas d'usure comme les autres outils de découpe. De plus, les fabricants peuvent utiliser le même laser pour plusieurs tâches, ce qui réduit le besoin de disposer d'outils de découpe différents pour chaque conception de produit.
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Malheureusement, la technologie ultraprécise requise pour les lasers USP a un coût élevé. Outre des coûts d'acquisition élevés pour les fabricants, les lasers USP ont également des besoins en puissance importants. Les systèmes commerciaux actuels fonctionnent à une puissance de 200 à 300 watts, mais l'équipe METAMORPHA teste actuellement un laser USP d'une puissance de 1 kilowatt. Cela permettrait aux lasers USP de fonctionner efficacement à l'échelle industrielle.
https://en.reset.org/extremely-speedy-a ... facturing/