Van Helsing (Stephen Sommers, 2004) : le chasseur de monstres Gabriel Van Helsing, au service d'un ordre religieux secret, est envoyé en Transylvanie pour affronter le comte Dracula.
Fouyouyou c'était pas bien. À part un chouette bestiaire bien garni et de bonnes idées dans les scènes d'action, rien à sauver. La coupe de cheveux de Hugh Jackman, le Dracula le plus naze de l'histoire du cinéma, Kate Beckinsale qui semble sortir d'une soirée goth des années 90, c'est juste pas possible. Et puis qu'est-ce que c'est mal raconté. Je dois être teubé mais j'ai rien capté aux révélations sur le passé du héros :
Pareil pour l'histoire de la famille d'Anna, c'est pas bien clair, ou encore pour l'antidote contre la lycanthropie, cité au début du film sans que personne ne réagisse, puis "redécouvert" à la fin, devenant alors un enjeu majeur.
Un vrai navet donc, que pourtant je n'arrive pas à vraiment détester, pour une simple raison : c'est un scénario de jeu de rôle sur pellicule ! Gabriel, Anna, Carl et plus tard la créature de Frankenstein sont un vrai groupe de PJ, il y a de la baston, des énigmes, de l'exploration, le scénario mélange sans hésiter plusieurs classiques de l'horreur, il y a des idées marrantes (les armes, certains monstres, certaines péripéties), tout semble être directement récupérable pour des parties de JdR d'horreur pulp (je pense par exemple à
Rippers ou au récent
Crossbows & Crucifixes). Ce n'est pas un bon film, je le reverrai sans doute jamais, mais c'est une bonne source d'inspi !
The Water Diary (Jane Campion, 2006) : une enfant raconte dans son journal intime son quotidien et celui de ses proches lors d'une terrible sécheresse.
C'est un court métrage de 18 minutes, disponible individuellement et également inclus dans le film à sketchs
8 sorti en 2008. C'est sublime, du pur Campion poétique, onirique, écologique, qui met en avant la génération future, la seule désormais qui aura peut-être le pouvoir et la possibilité d'éviter des désastres environnementaux de plus en plus fréquents. Génial !
Personal Shopper (Olivier Assayas, 2016) : Maureen, une jeune Américaine qui vit à Paris, gagne sa vie comme
personal shopper d'une célébrité, s'occupant de gérer sa garde-robe. Elle est également médium et tente sans succès de contacter l'esprit de son frère jumeau mort récemment.
En voilà un résumé absurde. Il est un peu à l'image du film, complètement bordélique, qui part dans tous les sens mais qui arrive miraculeusement à se tenir. Assayas nous parle du deuil et de la recherche de son identité en mélangeant thriller parano, film de maison hantée, peinture du star system et des petites mains qui le font vivre, crise d'identité et bien d'autres choses. Perso j'ai carrément accroché à l'expérience mais je peux tout à fait comprendre que le film puisse être ressenti comme un gloubi boulga indigeste et prétentieux.
Il n'est pas sans défaut (l'identité du mystérieux
stalker est très vite devinée) mais les qualités l'emportent. Kristen Stewart, de tous les plans, est sublime, filmée avec amour par le réalisateur. Si on atteint pas le niveau de
Sils Maria et
Irma Vep,
Personal Shopper est une jolie réussite d'Olivier Assayas.
Le film est disponible
sur le site de France TV jusqu'au 10 avril 2026.
