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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 2:49 pm
par cdang
Harfang2 a écrit : lun. avr. 20, 2026 9:12 pm J'avais bien compris que tu ne voulais rien entendre sur le sujet, parceque, globalement, tu ne le connais pas. 
Oui, oui, bien sûr. Puisque toi tu le connais bien, merci de me fournir un article récent dans une revue de référence, par exemple sur la schizophrénie, la bipolarité, la dépression, ou pourquoi pas l'autisme. Parce que je veux bien discuter de science, mais si c'est juste pour confronter des opinions et croyances, j'ai peur qu'on n'aille pas bien loin.

agone35 a écrit : lun. avr. 20, 2026 9:52 pm Ton objection repose sur un glissement qui me semble fallacieux : je n'ai jamais dit que les HPI sont discriminés comme une minorité ethnique ;
Alors, ton glissement me semble fallacieux. Je n'ai pas prétendu que les HPI étaient discriminés. Puisque tu me dis que l'origine du problème d'être HPI pourrait être un problème social (inadéquation entre un fonctionnement atypique et un environnement non adapté), j'ai juste fourni un autre exemple d'inadéquation.

agone35 a écrit : lun. avr. 20, 2026 9:52 pmun mode de traitement de l'information différent (pensée plus rapide, plus hétérogène, sensibilité accrue, dyssynchronie entre domaines cognitifs et autres).
En fait, c'est des choses qu'on trouve aussi chez les TSA et TDAH. J'en reviens donc à la question de savoir si c'est le HPI qui est la cause des problème ou la superposition du HPI avec d'autre co-conditions.

Parce que la définition du HPI, c'est juste avoir un QI élevé. Que ça implique un traitement plus rapide je veux bien, mais en quoi est-ce un problème ? Et en quoi la sensibilité accrue, par exemple, n'est pas due à un effet de loupe : on ne consulte que si on a un problème, donc on surestime la proportion de HPI ayant une sensibilité accrue, et surtou, est-ce qu'il y a une recherche systématique de co-condition, pour être sûr que c'est bien dû à un QI élevé et pas, par exemple, à un TDAH ou un TSA ?

Typiquement, dans la page de Wikipédia, dans la partie problème, on évoque l'isolement social dû à la considération sociale de l'entourage, mais c'est à peu près tout.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 3:18 pm
par Go@t
IBTL

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 3:44 pm
par Islayre d'Argolh
Go@t a écrit : mar. avr. 21, 2026 3:18 pmIBTL

Ce serait dommage, il y a des informations très enrichissantes

agone35 a écrit : lun. avr. 20, 2026 1:02 pm J'abonde dans ton sens. Pour avoir deux enfants diagnostiqués — et avoir traversé ce que ces parcours impliquent concrètement — je mesure à quel point le diagnostic ne se résume pas à cocher des cases. C'est une évaluation longue, multidimensionnelle, menée par des professionnels formés pour distinguer ce qui relève du trouble de ce qui est simplement dans la norme haute. Beaucoup de traits associés au TSA ou au TDAH ou au HPI existent chez tout le monde — ce qui fait le diagnostic, c'est leur convergence, leur intensité, et leur impact réel sur le fonctionnement. L'auto-diagnostic court-circuite précisément ce travail-là

Merci beaucoup d'avoir posé a plat cette nuance.

Comme pas mal de membres de ce forum (j'imagine) je me suis retrouvé dans certains traits "embarqués" dans la description des diverses neuro-atypies (si j'ose dire).

J'ai été en échec scolaire toute ma vie parce qu'incapable "d'imprimer" quand un sujet ne m’intéresse pas, j'ai des phases d'acquisitions de savoir ultra poussées et spécialisées (comme les fans de D&D et de Magic ont pu le constater ici même, désolé les mecs ^^), j'ai un besoin vital de solitude, j'ai des petits rituels, je déroule mes pensées assez lentement et je peux réagir violemment a des stimulus sonores brusques/qui me prennent par surprise (des que mes gamines s'adressent a moi en même temps avec les deux voix qui se chevauchent ma colère monte instantanément, par exemple).

Pourtant il est évident que je ne suis pas dans une situation de handicap et je n'arrivais pas a articuler la nature de l'espace qui existe entre les deux constats.
Je pense que tu viens de le faire, merci beaucoup :bierre:

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 4:32 pm
par agone35
cdang a écrit : mar. avr. 21, 2026 2:49 pm [...]
Je te réponds sur la forme d'abord : quand tu dis "j'ai juste fourni un autre exemple d'inadéquation", j'en prends note, mais ce n'est pas comme ça que j'ai reçu ta comparaison avec la couleur de peau : "Est-ce que c'est fondamentalement différent ?" n'est pas une formulation neutre. Elle implique une équivalence que j'ai trouvée suspecte. Je ne te prête pas de mauvaise intention, évidemment, c'est juste ce que ça m'a évoqué, et je préfère le dire clairement plutôt que de laisser ça polluer l'échange.
 Sur le fond maintenant :
 "La définition du HPI, c'est juste avoir un QI élevé" : Sur la définition : tu as raison que la définition formelle du HPI repose sur le QI — c'est le critère d'identification standardisé, et je ne le conteste pas. Mais le QI est le seuil d'entrée, pas la description exhaustive du profil. Ce qu'on observe chez les personnes identifiées comme HPI va au-delà du score, et c'est précisément ce que documentent les études que je t'ai citées, y compris sur le plan cérébral structural. Dire que "le HPI c'est juste un QI élevé", c'est confondre le critère de mesure avec la réalité du profil. C'est comme dire que "le daltonisme c'est juste rater un test de couleurs". . Ce n'est pas une question d'interprétation : Franck Ramus lui-même, dans sa revue de littérature, documente des spécificités cérébrales structurelles et fonctionnelles qui dépassent le score de QI. L'AFEHP va dans le même sens. Réduire le HPI à un chiffre, c'est ignorer ce que la recherche dit du profil.
 Sur les co-conditions : tu soulèves le biais de consultation, c'est une objection que je concède partiellement. Mais l'étude canadienne sur 219 adultes HPI (population non clinique) a précisément essayé de contourner ce biais et les résultats persistent. Et surtout, si les troubles viennent effectivement des co-conditions plutôt que du HPI pur, ça ne contredit pas ce que je dis — ça le confirme. C'est exactement la thèse de la twice-exceptionality : le HPI peut occasionner des troubles indirectement, notamment en masquant des co-conditions et en retardant leur diagnostic.

 

 

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 7:09 pm
par Rosco
C est ce que je disais plus.
Dans le cas d'un tdah sans problême scolaire, le pedopsychiatre conseille un test de QI.
Justement car un tdah, hpi masque son tdh par son hpi mais sans avoir des resultats scolaire exceptionels.

Le hpi peut aussi etre depressif en raison de son QI, car ses centres d'interets divergant provoque une repulsion sociale.

Dur de discuter esclavagisme et peinture classique en primaire. Meme si la j'exagere

L'enfant hpi amplifiera le rejet social que peut avoir un enfant qui participe beaucoup en classe.


Il y a beaucoup d'echange dans la partie enfant du forum.


La seule chose qui est sure c'est qu'aujourd'hui la science n'est qu'au babultiement de la comprehension des fonctionnement neurodivergant.

Entre la decouverte de la part genetique, et les liens genetiques permetant d'identifier des familles de troubles neurodivergant en fonction du gene concerné.

Les troubles masquants,
Exemple, un enfant tdha traité qui devient depressif, ou l'inverse.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mar. avr. 21, 2026 10:41 pm
par Tybalt (le retour)
Sur le haut potentiel, j'avais lu et chroniqué sur mon blog de lecture, il y a quelques années, une synthèse faite par deux psycholgoues cliniciennes, qui m'avait paru très bien, claire et prudente. (Hélas la couverture est immonde mais la qualité du livre est inversement proportionnelle à celle de la couverture.)

Sur l'autisme, j'avais fait plusieurs lectures, certaines chroniquées sur le même blog :

- La BD La Différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez (cette dernière, au scénario, s'inspire fortement de sa propre expérience en tant que femme autiste).

- Dans ta bulle ! de la même Julie Dachez, essai et recueil de témoignages de femmes autistes.

- Le témoignage de l'écrivaine Mélanie Fazi, L'Année suspendue.

- Celui, plus ancien, de Temple Grandin, Ma vie d'autiste.

- Le film Temple Grandin.

- Plusieurs témoignages d'hommes autistes, dont Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet et Bienvenue dans mon monde de Paul El Kharrat.

Rien qu'à la lecture de ces témoignages, on peut voir que, vraiment, les personnalités, modes de vie, situations de handicaps et vécus des personnes autistes sont loin d'être toujours les mêmes. Le témoignage de Dachez et celui de Fazi ont certes des points communs, mais elles n'ont pas les mêmes besoins, contraintes, hypersensibilités ou hyposensibilités sensorielles, intérêts spécifiques, goûts en général, façons de vivre leur autisme, etc. C'est passionnant à lire et ça aide à s'affranchir des clichés.

Et il y a aussi des changements assez nets dans la manière de concevoir son propre autisme en fonction de l'état de la science, comme on le voit entre le témoignage de Temple Grandin et celui de Julie Dachez par exemple.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : mer. avr. 22, 2026 2:27 pm
par senradackod
J’aurai un tas de choses à dire, mais pas avant la semaine prochaine. En tout cas, on ne parle pas tous du même autisme (ce qui pourrait inciter à repréciser ce que définit le terme « autisme », et les réalités qu’il recoupe).
Biz à tous

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : jeu. avr. 23, 2026 10:40 am
par cdang
senradackod a écrit : mer. avr. 22, 2026 2:27 pm J’aurai un tas de choses à dire, mais pas avant la semaine prochaine. En tout cas, on ne parle pas tous du même autisme (ce qui pourrait inciter à repréciser ce que définit le terme « autisme », et les réalités qu’il recoupe).
Biz à tous
C'est un débat en cours. Avec le DSM-V (2013) et le CIM-11 (2018), il a été choisi de regrouper les différentes sous-catégories de l'ancien TED (trouble envahissant du développement, qui comprenait aussi de le syndrome de Rett exclus du TSA) dans un seul item, le TSA, mais assorti d'un niveau de besoin.

Est-il pertinent de mettre la même étiquette sur un TSA niveau 3 (autisme sévère) et un TSA niveau 1 (autisme invisible) ? Le consensus de 2013/2018 dit que oui, un peu comme l'étiquette « malvoyant » va regrouper des situations très diverses (amblyope, aveugle...) sachant qu'après c'est la cotation de la prise en charge qui affine.

Mais au fond, c'était déjà le cas avant : l'étiquette TED regroupait les Kanner et les Asperger, sans que cela ne fasse lever un sourcil. Et on peut maintenant distinguer les Kanner à fort besoin (TSA niveau 3) et les Kanner à besoin modéré (niveau 2) ou faible (niveau 1), ce qui est plus précis ; les anciens Asperger étant plutôt de niveau 1 ou 2.

Bref, d'un côté on est plus précis, puisqu'on a séparé les Kanner en trois sous-groupes de besoin ; et moins précis, puisqu'un même niveau de besoin va inclure des Kanner et des Asperger.

Et le consensus actuel n'est pas figé, des études montrent que les gènes en cause entre un autisme détecté à l'enfance et un autisme détecté à l'âge adulte seraient différents [1], l'étude de Princeton distingue 4 phénotypes [2]... Bref, on va peut-être dans l'avenir rebattre les cartes, mais on ne verra probablement pas le retour du terme Asperger, personne, sauf peut-être Musk, n'ayant envie d'être associé à un collaborateur nazi eugéniste qui a envoyé 35 enfant à « l'euthanasie » (le tristement célèbre pavillon am Spiegelgrund)

[1] Xinhe Zhang et coll., « Polygenic and developmental profiles of autism differ by age at diagnosis », Nature, 1er octobre 2025
https://www.nature.com/articles/s41586-025-09542-6

[2] Aviya Litman et coll., « Decomposition of phenotypic heterogeneity in autism reveals underlying genetic programs », Nature Genetics, n° 57, p. 1611–1619, 9 juillet 2025
https://www.nature.com/articles/s41588-025-02224-z



Sinon, truc rigolo : ce matin, en arrivant, je discute avec l'un des seuls collègues avec lequel j'ai quelques affinités (on discute essentiel métal). Un de ses collègue avait perdu son porte-feuille vendredi, je lui dit que ça m'arrive plein de fois et que je suis peut-être TDAH vu que mon fils a été diagnostiqué, et là il me lâche : « J'ai mon fils qui a été diagnostiqué TDAH et ma fille Asperger, et je pense que ça vient de moi ».

À 60 ans, il ne va pas se faire dépister, mais on a pu échanger sur nos difficultés à se faire des amis, à supporter le management insensé, la fatigue à faire des efforts pour se conformer à un moule, le même rythme de sommeil (5 h la nuit mais besoin d'une sieste)...

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : jeu. avr. 23, 2026 1:09 pm
par Go@t
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 10:40 am supporter le management insensé
Alors ça je te confirme que même les neurotypiques sont concernés. :lol:
 

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : jeu. avr. 23, 2026 3:32 pm
par cdang
Go@t a écrit : jeu. avr. 23, 2026 1:09 pm
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 10:40 am supporter le management insensé
Alors ça je te confirme que même les neurotypiques sont concernés. :lol:
Bien sûr mais par exemple, on me fixe des objectifs qui a mon sens n'ont pas d'intérêt, je ne vais même pas faire l'effort de faire le minimum pour avoir la note moyenne comme le ferait n'importe qui, à l'entretien annuel je dis simplement que j'ai pas eu le temps de le faire. C'est pas de la mauvaise volonté, c'est juste pas possible. Et à l'inverse, je fais des choses sur ma propre initiative qui sont utiles pour l'équipe, et ça n'est absolument pas reconnu, parce que c'est pas dans les objectifs, et je ne prend même pas la peine de le faire valoir à l'entretien, parce que pour moi c'est normal et que je n'y pense même pas.

Donc j'ai sans doute la plus basse note de l'entreprise (de l'équipe c'est sûr), avec la plus basse prime et la promesse d'être dans la charrette si un PSE se profile.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : jeu. avr. 23, 2026 6:26 pm
par Ravortel
La statistique peut rencontrer la causalité, mais elle ne se transforme jamais en causalité par simple contact. Les catégories statistiques et les entités causales sont des éléments 2D de deux plans différents. Sécants, parfois.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : jeu. avr. 23, 2026 8:23 pm
par Inigin
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 3:32 pm
Go@t a écrit : jeu. avr. 23, 2026 1:09 pm
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 10:40 am supporter le management insensé
Alors ça je te confirme que même les neurotypiques sont concernés. :lol:
Bien sûr mais par exemple, on me fixe des objectifs qui a mon sens n'ont pas d'intérêt, je ne vais même pas faire l'effort de faire le minimum pour avoir la note moyenne comme le ferait n'importe qui, à l'entretien annuel je dis simplement que j'ai pas eu le temps de le faire. C'est pas de la mauvaise volonté, c'est juste pas possible. Et à l'inverse, je fais des choses sur ma propre initiative qui sont utiles pour l'équipe, et ça n'est absolument pas reconnu, parce que c'est pas dans les objectifs, et je ne prend même pas la peine de le faire valoir à l'entretien, parce que pour moi c'est normal et que je n'y pense même pas.

Donc j'ai sans doute la plus basse note de l'entreprise (de l'équipe c'est sûr), avec la plus basse prime et la promesse d'être dans la charrette si un PSE se profile.

Alors qu'un neurotypique refuserait de les faire valoir à l'entretien parce que c'est juste la conception qu'il a de son travail. :charmeur

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : ven. avr. 24, 2026 1:54 pm
par Go@t
Inigin a écrit : jeu. avr. 23, 2026 8:23 pm
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 3:32 pm
Go@t a écrit : jeu. avr. 23, 2026 1:09 pm
Alors ça je te confirme que même les neurotypiques sont concernés. :lol:
Bien sûr mais par exemple, on me fixe des objectifs qui a mon sens n'ont pas d'intérêt, je ne vais même pas faire l'effort de faire le minimum pour avoir la note moyenne comme le ferait n'importe qui, à l'entretien annuel je dis simplement que j'ai pas eu le temps de le faire. C'est pas de la mauvaise volonté, c'est juste pas possible. Et à l'inverse, je fais des choses sur ma propre initiative qui sont utiles pour l'équipe, et ça n'est absolument pas reconnu, parce que c'est pas dans les objectifs, et je ne prend même pas la peine de le faire valoir à l'entretien, parce que pour moi c'est normal et que je n'y pense même pas.

Donc j'ai sans doute la plus basse note de l'entreprise (de l'équipe c'est sûr), avec la plus basse prime et la promesse d'être dans la charrette si un PSE se profile.

Alors qu'un neurotypique refuserait de les faire valoir à l'entretien parce que c'est juste la conception qu'il a de son travail. :charmeur
Mouais. Moi si je passe du temps à un truc qui sert a tout le monde, aux dépends des objectifs débiles qu'on me met, je vais pas me gêner pour demander a ce que ce soit noté durant l'entretien.

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : ven. avr. 24, 2026 2:37 pm
par cdang
Ravortel a écrit : jeu. avr. 23, 2026 6:26 pm La statistique peut rencontrer la causalité, mais elle ne se transforme jamais en causalité par simple contact. Les catégories statistiques et les entités causales sont des éléments 2D de deux plans différents. Sécants, parfois.
Je veux bien un décryptage ^^

Go@t a écrit : ven. avr. 24, 2026 1:54 pm
Inigin a écrit : jeu. avr. 23, 2026 8:23 pm
cdang a écrit : jeu. avr. 23, 2026 3:32 pm Bien sûr mais par exemple, on me fixe des objectifs qui a mon sens n'ont pas d'intérêt [...]
Alors qu'un neurotypique refuserait de les faire valoir à l'entretien parce que c'est juste la conception qu'il a de son travail. :charmeur
Mouais. Moi si je passe du temps à un truc qui sert a tout le monde, aux détournés des objectifs débiles qu'on me met, je vais pas me gêner pour demander a ce que ce soit noté durant l'entretien.
Alors faut bien voir un truc, c'est que ce mode de management est peut-être toxique pour tout le monde, mais que tout le monde n'a pas une note pourrie pour autant. Mais vraiment pas, je dois être dans le premier centile. D'une part.

Et d'autre part, que négocier en entretien individuel, ça demande un certain nombre de compétences qui sont évidentes pour vous, mais que je n'ai pas. Négocier de manière générale, d'ailleurs, par exemple avec ma banquière. Même avec mes parents : quand on leur avait emprunté de l'argent pour acheter une nouvelle voiture, c'est mon ex-femme qui avait pris la main parce que mes parents n'avaient pas compris ce que je demandais...

Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Publié : ven. avr. 24, 2026 11:44 pm
par cdang
« Autisme : “J’ai suivi des enfants qui aujourd’hui sont autonomes » se réjouit cette médecin”, Public Sénat, 19 avril 2026
https://www.publicsenat.fr/actualites/s ... te-medecin

Comme Marley, 8 000 enfants naissent chaque année avec un trouble du spectre autistique, selon l’INSERM, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, en France ce sont près de 700 000 personnes qui sont concernées.

Un chiffre en hausse dû à un diagnostic plus précoce et plus précis. La Haute autorité de Santé recommande désormais des diagnostics dans les 48 premiers mois de la vie de l’enfant. « À cet âge-là, le cerveau est encore plastique. Plus l’on intervient tôt, plus l’on a des chances de re-modifier la trajectoire de développement, puisqu’on peut remodeler les connexions cérébrales. Nos interventions vont permettre la reprise de la trajectoire de développement » explique Frédérique Bonnet-Brilhault, avant d’ajouter qu’on peut détecter l’apparition des troubles dès que l’enfant dévie de sa trajectoire, au niveau de son langage, au niveau de sa motricité ».
[...]
Pour Frédérique Bonnet-Brilhault, s’il n’y a pas de traitement miracle « par contre les interventions précoces et ciblées permettent des évolutions très positives, avec des jeunes qui à 5 ans n’avaient pas de langage et qui sont maintenant tout à fait autonomes et qui ont trouvé une activité professionnelle ».