Ouhlàlà, je peux te dire que tu es tout froid dans ton hypothèse
Hop, je continue:
Réunion de famille
Bérénice ouvre donc a sa mère. Elle porte son père a bout de bras. Ce visage, tout en lui étant familier, n'est plus la femme qui hante les souvenirs de la jeune fille. C'est maintenant un visage dur, meurtri par les années.
Marnie, la mère de Bérénice, pose le corps inerte de son mari sur le canapé. Tout la bande du scoobygang s'écarte devant les retoruvailles d'une mère et sa fille.
Marnie laisse tomber une larme et prend sa fille dans ses bras.
"Ca fait si longtemps..."
Bérénice est figée, elle ne croit pas en ce moment, au bout d'un moment, elle se dégage de l'étreinte de sa mère:
"Comment as tu osé. Tu as abandonné papa, Electre et moi il y a 10 ans sans rien nous dire! On t'a cru morte!"
"Bérénice, calme toi, je sais tout ça, mais j'ai fait ça pour votre bien".
Henri Hubert tousse:
"Hum hum... Bérénice, je te ferais remarquer que tous les humains n'ayant pas de rapport avec le surnaturel sont actuellement morts... Si cette personne qui prétend être ta mère est vivante à l'heure actuelle, fait gaffe, ça sent le démon!!!"
Marnie se retourne vers Henri Hubert:
"Evidemment, je suis pas une humaine toute simple... je suis une tueuse!"
Bérénice a les yeux qui sortent des trous!
Bon asseyez vous, je vais vous raconter:
"J'ai moi même été tueuse durant ma jeunesse. J'ai découvert mes pouvoirs vers l'age de quinze ans avec l'aide d'un observateur du nom de Rodolphe. Il m'avait trouvé au pensionnat et j'avais commencé à écumer les cimetières de Paris. Enfin ça vous connaissez. On a même réussi à sauver le monde une fois ou deux je dois dire.
Mais le problème avec les tueuses, c'est qu'elles ont une tendance à mourir assez rapidement. Les observateurs sont en charge de nous apprendre à ne pas imaginer un futur. La vie est trop dangereuse pour nous, nous devons nous sacrifier pour l'humanité.
Mais j'étais pas une mauvaise tueuse, et après l'affaire de l'apocalypse du Trocadero, nous avions exterminé toute la flotte démoniaque se propageant en France.
La vie était redevenue tranquille. Rodolphe avait péri lors de l'ultime bataille, mais j'ai pu m'inscrire à la fac et essayer de me réhabiliter au monde. C'est la que j'ai rencontré votre père, Jean. On est tombé amoureux et me voilà enceinte, une première pour une tueuse! Je peux pas vous dire à quel poitn on était heureux quand on a appris que vous seriez des jumelles.
On a commencé notre vie de parents en essayant d'être les meilleurs du monde. Malheureusement, je remarquais de temps en temps de nouvelles activités démoniaques la nuit et je repartais à la chasse. Sans prévenir votre père bien sur, je me sentais tellement différente. Je n'aurais pas été accepté de ne pas être humaine. J'ai été bête.
Puis un soir, les vampires ont voulu vous capturer dans votre sommeil. Vous aviez 6 ans. Je vous ai sauvé de justesse, toi et Electre, mais ils ont failli vous transformer.
Je devais prendre une décision et c'est là que j'ai compris. La tueuse est lié au mal. Il n'y a pas de mal là ou il n'y a pas de tueuse. Le monde est équilibré comme tel. Si on enlève la tueuse aux monstres, un déséquilibre naturel se crée et la nature reprend le dessus en mettant une nouvelle tueuse... J'avais plusieurs solutions. Me tuer, mais je ne pouvais pas. J'étais responsable de la sauvegarde de l'humanité, et même si je pensais qu'une autre tueuse arriverait, j'en ai vu des certitudes tomber aux cours de mes batailles contre des créatures surnaturelles.
Donc je me suis enfuie en espérant amener le mal avec moi. C'est ce qui s'est passé. Je suis partie au Brésil, j'ai combattu le mal là bas. J'avais des informateurs à Paris qui vous surveillaient, et rien ne semblait arriver. Tout sembler bien aller pour vous, hormis la tristesse de ma disparition, mais je vous savais en sécurité... Le mal a disparu peu à peu et mes pouvoirs avec.
Malheureusement il n'y avait plus de tueuse en france et la nature en a choisi de nouvelles et il y a deux ans, Bérénice tu es devenue la nouvelle Elue.
J'ai hésité avant de rentrer, vous aviez fait votre vie sans moi. J'étais devenue observatrice en Amérique du Sud. Puis j'ai appris que vous combattiez le même être maléfique que nous: le Marionettiste...
Je suis rentrée le plus vite possible. J'ai vu les désastres. L'humanité morte, et ce sur tout la planète (heureusement, j'étais déjà sur le sol français quand c'est arrivé, sinon je me serais explosée en avion). J'ai récupéré le corps de votre père pour éviter que les vampires le mangent et me voilà..."
Bérénice a les larmes plein les yeux. "Tu n'aurais pas du nous laisser. J'ai tout raté. Je n'ai pas réussi à empécher le marionettiste de tuer tout le monde, Electre est maintenant un vampire... que peux t'on faire!"
Marnie se redresse. Elle prend un fusil et le lance vers François qui l'attrape et le charge.
"Ok fini les pleurnicheries, moi je n'ai plus de pouvoir, mais il reste toujours de l'espoir! On va aller chercher Electre..."
Maxime lance alors:
"Mais pour le marionettiste?"
Marnie regarde alors Bérénice:
"Je l'ai beaucoup étudié. C'est ce que les catholiques ont appelé le diable. On peut l'appeler le destin aussi. Il laisse le monde voguer à sa guise en riant des méfaits de l'homme. Mais quand il s'ennuie trop, il met tout en pagaille. C'est ce qui c'est passé dans le monde d'Axel avec les dragons et tout et tout... Il est très joueur. Il est fort à parier qu'il va vouloir avoir une conversation avec toi Bérénice pour s'amuser..."