Voilà, c'est fait. Presque trois heures de session zéro, et pas une minute de jeu. Je pensais enchaîner sur une journée normale à l'Auberge dans la foulée : impossible, il y avait beaucoup trop à discuter avec mes joueurs.
J'ai détaillé les cinq historiques dans mes posts précédents, donc on ne va pas repasser dessus. Quasiment tout ce travail-là s'est fait en amont, en messages privés avec moi.
L'intérêt de la session zéro était ailleurs : voir ce que chacun choisissait d'en dire aux autres, les dynamiques de groupe et les questions de lore global à gérer.
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COMMENT LES PJ INTERPRETENT LEUR PERSONNAGE
Tanorivel
- Il a joué son obsession pour sa mère beaucoup plus fort que je ne l'attendais. Comme tout adolescent en recherche de son identité, il harcèle Klaus et Tharivel de questions sur elle, sur qui elle était, sur comment ses parents se sont rencontrés.
- Il a aussi assumé publiquement son crush sur Birgit, lui qui est par ailleurs très à l'aise avec les clients et notamment les clientes.
- Il a raconté son amitié avec Enguerrand de son point de vue à lui : au départ un poivrot de plus, et puis quelque chose de fraternel qui est né avec le temps à force de s'intéresser à sa soeur disparue.
- Il n'a pas parlé de ses talents de roublard ou de son sorcelet qu'il garde plutôt pour lui. Il ne fait pas assez confiance aux autres membres du groupe et est un ferme croyant dans le pouvoir des elfes. Il évite donc d'utiliser son sorcelet en public.
Ses objectifs annoncés : faire prospérer l'auberge, aider Enguerrand à retrouver sa sœur, et couler Carmichael. Aucune ambition politique pour le moment.
Bvorn
- Le joueur a fait quelque chose que je n'avais pas anticipé : il s'est présenté au groupe comme la petite oreille qui écoute sans juger et qui ne raconte pas trop.
- Niveau rebellion il fermera les yeux sur les actes de rebellion passive, et prétendra qu'il n'a rien vu, mais ne viendra pas forcément aider la personne qui le perpètre.
- Il s'est spontanément placé en protecteur du groupe : il surveille la jeunesse de Tano du coin de l'œil pour qu'il ne lui arrive pas de bricoles, et il est curieux de ce que Cael fabrique la nuit.
- Sur les elfes il a été le plus dur de mes 5 PJ. Il a guerroyé aux côtés de compagnons elfes, et vit la prise de pouvoir qui a suivi comme une trahison. Il a rappelé la dissolution de l'armée locale, et le fait que beaucoup des problèmes de sa vie datent de ce moment-là (son alcoolisme notamment).
Ses objectifs annoncés : Bvorn sort tout juste de son marasme, mais il reste un soldat, il y a une force d'occupation sur ses terres, et voir ses anciens compagnons d'armes enfêtés va le pousser à être plus radical. (MJ qui est pas du tout en train de prévoir d'enfêter la Vieille Garde)
Bvorn a résumé sa méthode : il est connu pour prévenir une fois, et pas deux. La deuxième fois il tapeL

(Image issue du tome 1 de la bande Dessinnée Pax Elfica)
Sigmund
- Le sorcelet qui change la couleur des liquides est devenu une source de blagues potaches, dont il s'amuse quand il a bu.
- En tant qu'artificier, il fabrique des petits objets qui tiennent vingt-quatre heures : il a sorti la chope qui gueule « ardoise ! » quand quelqu'un oublie de payer, et une bouteille vide qui sent le whisky. Il a proposé une enseigne lumineuse au-dessus du bar. Klaus et les elfes ont dû adorer l'initiative.
- Il a traduit ses actions d'artificier par des petites fioles d'alchimiste : balancer de l'acide au visage des gens ou leur filer des boosts sous forme de courage liquide (faut juste qu'ils ne se plantent pas)
- Concernant les Ifriers, si on lui demande de choisir entre eux et les elfes, il les choisit eux. Il ne s'engage pas vraiment dans cette direction.
Ses objectifs annoncés : Sigmund a annoncé vouloir faire sauter les piliers du pont de Carmichael.
Le combo Bvorn +Sigmund vu à ma table : d'un côté un alchimiste qui crache de l'acide et qui braque des coffres, de l'autre Rambo.

Pour une première rencontre entre deux PJ (des crèmes de deux groupes totalement différents de ma vraie vie), y'a vraiment une synergie de fou entre les deux, j'adore !
Camille
- Son joueur a joué la naïveté à fond devant la table, et ça marche très bien en contraste avec les autres.
- Il a assumé devant tout le monde ne pas être le plus apprécié de l'auberge, parce qu'il saoule les clients et les enfants à force de prêcher le culte de la Flamme.
- J'ai aussi rappelé un truc qui va compter : sa magie divine est acceptée par les elfes, contrairement aux sorcelets des autres. Il peut s'en servir plus librement qu'eux. Mais il reste tout de même sous surveillance : un écart avec ses pouvoirs habituels et c'est l'enfaytement assuré.
- Pour lui, sa véritable famille, c'est l'auberge.
Son objectif annoncé : Camille veut redonner à la Flamme sa place, en commençant par l'église tenue par des voleurs, et un jour l'abbaye, dont il sait que c'est un très gros morceau.
Les autres PJ pensent qu'il va tenter de se faire une armée de réfugiés à un moment.

Cael
- Presque rien de son histoire n'avait été dit aux autres. Le joueur a improvisé la façon dont le personnage apparaît aux yeux du groupe, et je suis très contente du résultat.
- Il assume une apparence et une élégance androgyne : boucle d'oreille, tatouages fins, un peu de maquillage, des habits soignés mais pas les moyens financiers qui vont souvent avec cette flamboyance.
- Il ne donne pas son âge et détourne systématiquement les questions personnelles, tout en étant très à l'écoute des autres. Il est apprécié de tout le monde et proche de personne.
- Le détail que les autres ont relevé tout de suite : ses yeux sont verts en permanence, comme les leurs quand ils utilisent leur sorcelet. Sauf qu'on ne lui en connaît aucun.
- Tanorivel a été très curieux de ses nuits passées en dehors de l'auberge, pour revenir épuisé au petit matin, en assurant quand même son service. Cael jouant les gigolos, les deux joueurs ont pu s'accorer sur des liens entre leurs persos. Klaus n'apprécie pas la proximité des deux jeunes, persuadé que Cael va venir dévoyer son fils (lequel est déjà en bon chemin pour aller séduire des clientes en quête d'exotisme).
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LE GROUPE
Le joueur de Tanorivel a assez rapidement demandé à quel point ils se faisaient confiance les uns envers les autres. Je pense que ça va se roder d'ici quelques péripéties et aventures qui vont les forcer à jouer sur différents éléments.
Les liens tissés lors de la session zero :
- Tanorivel apperçoit parfois Cael de nuit depuis les toits. Voyant le demi-elfe apprécier aussi de se balader de nuit, le jeune s'est immédiatement imaginé avoir un grand-frère demi-elfe. Une nuit où un mari jaloux est rentré trop tôt, Tanorivel a su sortir Cael d'un mauvais pas avant que le Guet n'intervienne pour calmer le mari jaloux.
- Quand Conrad et Erwin passent boire, la table de trois devient une table de cinq avec Bvorn et Sigmund.
- Klaus a demandé à Bvorn d'avoir l'œil sur Tano, en ville comme à l'auberge. Bvorn a accepté, et Tano ne le sait pas vraiment.
- Tano fait relire ses poèmes pour Birgit à Camille. Camille est donc le seul à connaître l'étendue de son crush, et lui réécrit des vers.
Leurs rôles dans l'auberge
- Sigmund brasse la bière, la goûte beaucoup, et la sert aussi.
- Camille était serveur et commis, mais à force de prêcher, alors il s'est replié Klaus l'a remis en cuisine à éplucher les patates. Il enseigne un peu aux enfants.
- Cael est serveur et commis là où il y a besoin, connu pour son agilité plutôt que pour sa force, et c'est lui qu'on met en avant quand un invité de marque demande une certaine étiquette. Klaus hésite toujours entre mettre Cael ou Camille en salle, dépendant des ennuis avec lesquels il sait qu'il va devoir composer plus tard.
- Bvorn est le videur, et celui à qui on fait faire les tâches physiques. Il est proche de Ghillerm, le veilleur de nuit, parce qu'ils ont un travail similaire, ils se remplacent et se serrent les coudes en cas de bagarre. Tano est commis, plongeur, serveur, un peu tout.
Les relations avec le reste du personnel :
- Bvorn a une relation neutre à bonne avec tout le monde. Les gens préfèrent l'avoir dans leur poche que dans ka face. Il protège ceux qu'il respecte et laisse passer peu de choses. Il a aussi ce côté surveillance des enfants du coin de l'oeil.
- Camille, c'est exactement l'inverse : il n'est pas apprécié, ni des adultes ni des enfants, parce qu'il ramène tout à sa foi.
La seule que personne n'apprécie, c'est Gisila, la peau de vache qui gère les chambres. J'en ai profité pour glisser que son mari et elle travaillaient pour des nobles avant d'échouer dans une auberge, ce qui explique un peu son humeur.
Au final, le seul objectif clair est celui posé par Tanorivel. Les quatre autres m'ont donné des directions plutôt généralistes sur faire du RP auberge et la radicalisation potentielle, reste à savoir vers quoi. Pour l'instant ils bossent au même endroit et c'est à peu près tout. Et pour certains, il s'agit juste d'un point de passage le temps que les choses changent.
Cael n'a rien annoncé, mais je ne désespère pas de le mettre sur la quête de la lance de Bren (qu'il a gardé secrète de Camille).
A propos des elfes

Sur les elfes, la position commune est nette mais les motivations n'ont rien à voir.
- Sigmund leur en veut de l'empêcher de faire ses affaires, bien qu'ils l'aient libéré de son emprisonnement. Il qualifie leur politique de liberticide, mais son grief réel est plutôt personnel.
- Bvorn leur en veut d'avoir trahi l'alliance avec les humains lors de la campagne contre le Nécromant, et d'agir comme des tyrans au lieu de respecter le contrat qui existait entre leurs pays. Personne n'aurait pu battre le Nécromant seul.
- Camille leur en veut de tenir l'abbaye de la Flamme.
- Cael pense qu'on ne devrait pas priver les gens d'esprit critique. Il est totalement contre l'enfaytement, mais reste évasif sur ses convictions politiques.
- Tano n'a jamais rien connu d'autre. Quand les autres disent que c'était mieux avant, il n'a pas d'avant. Ce qui échauffe les élans de résistance des uns et des autres, est sa normalité.
Je pense que ce sont des éléments à peaufiner au fil du jeu.
Le passage que j'ai préféré, c'est quand on a parlé de la Flèche :
- Sigmund est totalement paranoïaque et y voit un coup monté des elfes pour démasquer ceux qui l'aideraient.
- Bvorn a le même doute, en plus mesuré.
- Camille reste sceptique tant qu'il ne l'a pas vu faire, mais admet le panache.
- Tano a l'espoir secret que la personne sous le masque soir son oncle.
- Cael ne s'est pas prononcé sur le sujet.
Deux choses les ont dégoûtés collectivement : les animaux que les Arindéals utilisent pour espionner, et l'enfêtement.
Les Ifriers
- Le seul personnage qui ait eu des contacts (distants) est Sigmund via Jan le fils de Tobias qui lui passait des commandes soit-disant pour l'Apothicaire.
- Bvorn a le cul entre deux chaises. Il approuve leur cause, il en connaît peut-être un ou deux, mais il doit trop à Klaus pour risquer de lui attirer des ennuis.
- Tano n'a jamais vu personne et ne pourrait dire où ils sont (mais il appouve secrètement).
Globalement ils approuvent leurs actions de résistance, mais ne prennent pas partie pour l'instant.
Les réfugiés
- Camille ne comprend même pas comment une situation pareille peut exister, et quand je lui réponds que d'autres y voient de la main-d'œuvre pas chère, il rétorque qu'il n'est pas là pour profiter des gens mais pour répandre la bonne parole, et que si on veut bien l'écouter, ce ne sont pas ses ennemis.
- Bvorn a sorti l'argument qui a clos le débat : il est littéralement un immigré comme eux, et il n'approuve ni qu'on les empêche d'entrer, ni qu'on les empêche de partir. Sigmund s'est aligné sur lui.
- Bvorn apporte déjà aux Nordiens du camp les restes non consommés de la taverne, les jours de repos.
- Camille veut assister à la messe.
Personne, donc, dans l'équipe Gros Capitaliste de Merde.
À qui font-ils confiance en ville ?
Individuellement, chacun a sa liste.
- Tano : Klaus, Birgit, Enguerrand et son majordome dont il se dit le plus proche, et son oncle Tharivel à qui il n'a pour l'instant rien à reprocher.
- Sigmund : la Vieille Garde, les trois, et Tobias.
- Bvorn : la Vieille Garde aussi, et Abigaël au port. Il pense aussi pouvoir compter sur une forme de fraternité nordienne auprès des réfugiés.
- Camille et Cael sont plus isolés socialement, j'espère qu'on va réussir à changer ça.
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LES QUESTIONS DE LORE
C'est la partie que je n'avais pas anticipée, et elle a mangé une bonne heure. Ils ont posé énormément de questions et j'ai improvisé pas mal. Je note ici ce dont on a discuté (normalement très peu de divergence avec le Canon) :
Sur les enfêtés.
- Ils ont gardé leurs facultés physiques. Les plus aptes ont été enrôlés dans l'armée après un réentraînement, les autres, blessés ou trop faibles, sont sur l'île de l'hospice où on les laisse.
- On les reconnaît au regard, une béatitude constante. Ils parlent, mais ils ont l'air vides : impossible de leur faire remonter un souvenir, ou de discuter avec un ami enfêté. Personne n'en a jamais vu revenir.
- Aucun elfe de la Nariamórien n'a jamais été enfêté, et pour cause, les elfes savent se tenir. Nains, humains et halfelins, en revanche, oui.
- Les PJ les croisent régulièrement, puisque ce sont eux qui délivrent les laissez-passer, et les habitants tiennent à peu près la liste de qui se fait enfêter.
Sur le couvre-feu.
- Se faire prendre dehors, c'est l'arrestation, avec vérification des papiers à Fort-Greifstark. On passe souvent par la case prison, et peut-être des coups au passage.
- Même tarif par négligence ou par volonté de nuire, sauf à réussir à tenir la jambe aux enfêtés assez longtemps pour que les elfes derrière viennent vérifier. Là c'est quitte ou double.
Sont considéré comme des armes : tout ce qui peut nuire à autrui. Le débat a été savoureux : le marteau qui sert à ouvrir les tonneaux et la dague pour découper le saucisson peuvent faire l'effet d'un bon gros baratin.
Bvorn a tenté de cacher sa hache à deux mains dans le mur d'épées et s'est fait engueuler par Klaus. En plus il peut même pas dire qu'elle sert à couper du bois !
Sur la ville.
- Les portes ouvrent à six heures et ferment à vingt-deux.
- La semaine fait six jours avec un jour chômé, mais comme ils tiennent une auberge il y a rotation pour assurer la continuité de service.
- On circule librement partout sauf dans la Sylve.
- Sortir de la ville ne pose pas de problème, rentrer si, parce qu'on vérifie qu'on n'est pas un réfugié.
- Pour circuler dans la région, il faut un laissez-passer signé d'Alasaril.
- Opinion publique majoritairement contre les elfes (mais pas affiché de peur de se faire arrêter)
- Les marchands, eux, sont contents, parce que la mort du commerce du bois a fait exploser le commerce fluvial, et les collaborateurs se font de l'argent en le taxant.
Sur la Sylve.
- Elle a poussé dans les derniers jours de la guerre, sur un quartier résidentiel.
- Au moment où la forêt est sortie du sol, tous ceux qui avaient un sorcelet ont senti leur pouvoir faiblir. C'est une des grandes accusations des habitants : les elfes ont volé la magie. Beaucoup n'y arrivent plus, certains l'ont perdue complètement, et l'interdiction n'a rien arrangé.
- La zone est ultra surveillée, elle sert de point de téléportation aux troupes elfiques, et le premier jour de chaque semaine un cordon de sécurité relie l'abbaye à la Sylve pendant la relève. C'est devenu le quartier des elfes et des gros collabos.
Sur les elfes eux-mêmes.
- Ils ne vivent pas dans la Sylve, ils s'y ressourcent.
- Ils habitent en ville, dans la zone verte, ou à l'abbaye pour les grands pontes.
- Alasaril, lui, est à Fort Greifstark, et il a édicté une loi qui encourage la mixité avec la population locale. Il y a donc des femmes qui acceptent d'être mères porteuses, contre rémunération, et Alasaril en logerait quatre au fort.
Sur l'auberge de l'Epee
- Ancien corps de ferme fortifié,
- 12 lits dans le dortoir, 5 chambres à l'étage, et les chambres inutilisées de la tour qu'on loue quand il y a du monde.
- Deux grosses journées en milieu de semaine, les caravaniers puis les paysans qui viennent vendre aux halles, et le reste plus calme.
- Actuellement l'auberge vivote, on sort de l'hiver, et ça commence à faire faim.
- Il leur arrive de servir des elfes, et ce sont vraiment des connards : ils viennent goûter à l'expérience humaine.
- Klaus raconte à qui veut l'entendre que l'épée de Bren est sur le mur d'Epees, sans jamais dire laquelle, ce qui lui a permis de garder tout ce métal accroché sous le nez des patrouilles. Elles viennent régulièrement compter les épées pour vérifier que personne ne les décroche.
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LE POINT GAMEPLAY
Beaucoup d'éléments ont été laissés un peu à ma charge par les joueurs, en mode : "c'est toi la MJ, c'est toi qui décide". Soit.
Les absences :
- J'ai choisi de prendre cinq joueurs justement pour absorber les trous. Un absent, on joue et je PNJise. Deux absents, ça devient compliqué.
- Sur le délai de prévenance, ils m'ont tous dit la même chose : même une annulation à 20h30 le jour-même ne les dérange pas, tout le monde peut avoir un pépin.
- En cas de trop d'abseences, on peut aussi basculer sur une soirée RP auberge, sans conséquence sur le scénario, ce qui fait une bonne soupape. Sauf si on s'est arrêté en plein combat, évidemment.
Le vocal de sociabilisation avant la partie.
Tout le monde est OK. Ouverture du vocal à 20h30, dix à quinze minutes pour que tout le monde arrive et discute, et on commence vraiment vers 20h40 ou 20h45. Ça évite de grignoter le temps de jeu tout en leur laissant leur moment.
Le jeu solo et les apartés. (le sujet qui m'inquiétait le plus)
Les apartés restent des apartés court (RP écrit ou oral), mais qui ne doit pas me prendre trop de temps en dehors des parties.
Un de mes joueurs a raconté une partie de Warhammer où le MJ faisait trente minutes avec chacun, car tout le monde était parti enquêter dans son coin. Personne ne veut ça.
A voir si on crée un canal discord par joueur, ou si les PJ sont grands (normalment oui), pour faire la part des choses quand on va poster des rapports de partie.
La mort ou l'enfêtement d'un personnage.
Dans les deux cas le personnage n'est plus jouable, et c'est donc le même problème. Reroll si le joueur veut continuer, et discussion au cas par cas selon que c'est de la malchance ou une grosse connerie. Si c'est de la malchance, on reroll sans discuter. Si la personne en a marre, ou que les horaires ne vont plus, ce sera définitif et elle quitte la table.
Ils ont tous insisté sur le fait qu'il faut décider le jour où ça arrive, en demandant à l'intéressé ce qu'il veut. On verra à ce moment-là.
Le TPK, ou l'enfêtement de toute la table. Là c'est net : on arrête l'aventure, point final. Pas de reroll collectif.
Les sujets tabous.
Personne n'a rien déclaré, ni sur le sexe, ni la drogue, ni la violence, ni la prostitution, ni le harcèlement.
Je leur ai expliqué pourquoi je pose la question,. J'ai eu à ma table un PJ policier très mal à l'aise devant la description d'un cadavre parce qu'il avait vécu des scènes similaires dans son travail. Ce qui compte, c'est ce qu'on fait quand ça arrive en pleine partie : un message privé, et je coupe ou je fais un fondu au noir.
Un joueur a justement remarqué que les sujets tabous, ça ne vient pas que du MJ. A tous de faire attention à ses messages privés pendant la partie.
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MON BILAN DE LA SOIREE
Très positif, même si j'ai eu peur que les personnes se fassent chier (apparemment pas).
Les deux points sur lesquels je suis moins contente : les aspirations individuelles encore inexistantes pour la plupart des persos, et la cohésion de groupe, qui n'existe pas encore. On verra en jeu à quel point ils vont bien fonctionner ensemble. Je fais confiance aux joueurs, mais je reste sceptique.
Allez j'ai deux semaines (maintenant moins), pour anticiper la première scène de l'Auberge.